ÉDUCATION | Grant-in-Aid aux écoles préprimaires CTSP : Les réformes pénalisent avant tout les femmes

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 Des employés brandissent la menace d’une grève de la faim pour protester contre les changements préconisés

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La colère monte dans le secteur des écoles préprimaires privées. Des employés menacent d’entamer une grève de la faim après les réformes annoncées par le ministère de l’Éducation concernant le Grant-in-Aid Scheme. Vendredi, une partie d’entre eux s’est rassemblée au Jardin de la Compagnie à l’initiative de la Confédération des Travailleurs des Secteurs Public et Privé (CTSP), afin de dénoncer les conséquences de ces changements.

« Nou pe viv enn nouvo lepisod kot bann viktim se bann madam », a lancé le syndicaliste Reaz Chuttoo, estimant que les réformes pénalisent avant tout les femmes, largement représentées dans le secteur.

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Selon lui, les nouvelles conditions risquent de décourager les jeunes diplômés de rejoindre la profession. « Quel jeune diplômé acceptera de travailler dans le préprimaire pour un salaire minimum de Rs 20 000 ? Ce métier pourrait tout simplement disparaître », avertit-il.

La CTSP compte désormais interpeller officiellement le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, en lui adressant une lettre en vue d’obtenir des explications sur cette réforme. Si cette démarche reste sans réponse, le syndicat prévoit une manifestation devant les bureaux du ministère. À défaut d’avancées, la CTSP affirme que des employées du secteur préprimaire passeront à une étape plus radicale en entamant une grève de la faim.

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De son côté, Jane Ragoo est revenue sur les modifications annoncées au Grant-in-Aid Scheme. Elle déplore que le syndicat n’ait découvert ces changements qu’à travers une réponse parlementaire fournie mardi, dénonçant un manque de consultation des principaux concernés.

Aujourd’hui, 417 établissements privés bénéficient du programme de Grant-in-Aid, financé à hauteur d’environ Rs 825 millions par an. En parallèle, 106 écoles privées payantes, restées en dehors du régime, perçoivent une subvention mensuelle de Rs 400 par élève, soit Rs 26 millions de fonds publics chaque année. Cette aide disparaîtra à compter de 2027.

La réforme, élaborée par un comité interministériel après le budget 2025-26, prévoit notamment une réduction de 50 % du remboursement des frais de fonctionnement, un plafonnement à Rs 5 000 des remboursements de loyers pour les écoles de moins de 20 élèves et la suppression pure et simple de cette prise en charge pour les établissements plus importants. Le gouvernement maintiendra toutefois le paiement des salaires des employés des écoles intégrées au régime et modifiera le modèle de gestion des plus petites structures.

Pour justifier ce tour de vis, le ministre Mahend Gungapersad s’est appuyé sur les conclusions d’inspections de l’Early Childhood Care and Education Authority. Selon lui, des remboursements étaient réclamés pour du mobilier et des équipements qui n’étaient pas utilisés à des fins éducatives ou ne répondaient pas aux objectifs du programme.

Il a également dénoncé des écarts importants dans les loyers déclarés, citant des établissements accueillant à peine une dizaine d’élèves tout en réclamant des remboursements sur des loyers mensuels de Rs 35 000 ou Rs 38 000, alors que d’autres fonctionnent avec Rs 1 000 ou Rs 2 000 par mois.

Face aux inquiétudes concernant les familles modestes, le gouvernement assure qu’aucun enfant ne sera privé d’une place en maternelle. Il fait valoir que les écoles publiques disposent d’une importante capacité d’accueil, avec 4 467 places vacantes, pouvant recevoir jusqu’à 7 735 enfants, auxquelles s’ajoutent 790 places disponibles dans les établissements gérés par les collectivités locales.

Répondant au député Chetan Baboolall du Fron Militan Progresis (FMP) sur le nombre d’enfants directement touchés par la suppression de la subvention de Rs 400 accordée aux 106 écoles privées payantes, le ministre a finalement indiqué que 5 942 élèves sont actuellement concernés.

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