Éducation – Résurgence de la Covid-19 : Révision du protocole sanitaire réclamée

– L’UDRRU s’interroge sur la nécessité du dépistage après le premier jour de contact alors que l’incubation de la maladie est de trois jours

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La situation sanitaire inquiétante dans les établissements scolaires et les difficultés de l’Education Testing Team à s’adapter à la situation ont fait l’objet de débats au sein de l’United Deputy Rectors and Rectors Union (UDRRU). Ce syndicat demande ainsi au ministère de l’Éducation de revoir le protocole sanitaire pour réduire la pression sur l’équipe et sur les administrations des écoles. La capacité des bus scolaires est également remise en question. La sensibilisation des étudiants sur les gestes barrières figure également parmi les propositions en vue d’éviter une fermeture prématurée des écoles.

Améliorer le protocole sanitaire et le fonctionnement de l’équipe de dépistage, ainsi que l’élaboration d’une stratégie résiliente qui durera toute l’année. Telles sont les propositions de l’UDRRU pour faire face à la situation sanitaire dans les écoles et collèges. Ces derniers jours, le nombre de cas positifs enregistrés, les faiblesses de l’Education Testing Team et les absences – y compris des enseignants – liées à l’isolement ont alimenté les débats. Une fermeture temporaire des écoles a même été évoquée.

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L’UDRRU, qui a passé en revue la situation, plaide plutôt pour une solution durable. « Les écoles viennent de rouvrir après trois mois. Nous étions tous d’accord à ce sujet. Nous ne pouvons faire marche arrière. Ce qu’il faut, c’est se réadapter », dit Harrish Reedoy, président de l’UDRRU.

Il fait ressortir que Maurice ne peut cultiver la peur  à un moment où plusieurs pays enlèvent les restrictions liées au Covid-19. « Le Covid sera là pendant assez longtemps et, bientôt, il passera d’une pandémie à une maladie endémique. Il faut arrêter de semer des doutes dans l’esprit des parents. Nous constatons que dès que les enfants savent que leurs amis ont été testés positifs, ils appellent leurs parents pour qu’ils viennent les chercher à l’école. Le taux d’absentéisme a également augmenté depuis le début de la semaine. Cela perturbe le processus d’enseignement et d’apprentissage à l’école », reconnaît le syndicaliste.

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La solution est de mettre à jour le protocole sanitaire. « Le protocole sanitaire et le fonctionnement de l’équipe de dépistage rapide ont été conçus avant la reprise de l’école, lorsque les conditions sanitaires dans le pays étaient différentes. Les chefs d’établissement ont une réunion avec le secrétaire permanent du ministère de l’Éducation, M. Boodhun, ce qui est très louable. Nous ne pouvons pas envisager la solution la plus simple, qui consiste à fermer toutes les écoles, mais essayer à nouveau d’améliorer les protocoles sanitaires actuels et le fonctionnement de l’équipe de dépistage rapide, et d’adopter une stratégie résiliente qui durera toute l’année  » ,poursuit-il.

Le syndicat propose trois pistes à cet effet : faire le dépistage au troisième jour seulement, suivant le contact, la réorganisation des bus scolaires et la sensibilisation des étudiants au respect des gestes barrières. « Est-il nécessaire de tester les contacts directs dès le premier jour ? N’est-il pas possible de tester uniquement le troisième jour, étant donné que la période d’incubation du virus est de un à trois jours ? Pour ce qui est du transport des élèves, nous ne pouvons pas permettre aux autobus scolaires de transporter plus de 60 étudiants », se demande-t-il.

Il s’interroge également sur la responsabilité des élèves pour le maintien de la distanciation physique et le port du masque. Le syndicat est d’avis que le ministère devra adapter son protocole à chaque fois que la situation évolue. Autrement, dit-il, on va toujours rouvrir et fermer les écoles.

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