La principale association du secteur privé, Business Mauritius, a soumis son Budget Memo au ministère des Finances, dans lequel elle plaide pour des réformes du marché du travail afin de restaurer la compétitivité et réintégrer une main-d’œuvre inactive dans l’économie productive.
Elle émet une série de propositions pour le développement de secteurs émergents et consacre une large partie de ses propositions à l’impact de l’inflation, à la réforme de la pension, aux lois du travail jugées contraignantes, au mécanisme de détermination de la compensation salarial « dépassé » et aux effets négatifs de la hausse des tarifs d’électricité sur les coûts de production des entreprises.
Après une reprise technique de l’économie en 2022, essentiellement due au secteur touristique, qui a représenté plus de 50% de la croissance, il y a une convergence entre les projections locales et celles du FMI à l’effet que le taux de croissance sera de 5% cette année. Avec les 5% de croissance prévus, l’économie reviendrait près de son niveau pré-pandémie. Néanmoins, en tant que petite économie ouverte, le pays reste vulnérable aux incertitudes liées aux pressions mondiales.
Business Mauritius exprime ses inquiétudes face à l’inflation, en parlant de « major concern facing the economy » et explique : « the high inflation rate, which was estimated at 10,8 percent as at December 2022 before rising further to 11,3% for the 12-months ending February 2023. Looking ahead, inflationary pressures are set to remain sticky considering: (i) the hikes in prices of agricultural products following the bad weather conditions; (ii) the ripple effects of the rise in tariffs applicable to electricity consumption; and (iii) pressures on the currency which have been sustained in 2023. »
Sur le plan du taux d’intérêt, qui a été relevé à plusieurs reprises pour tenter de combattre l’inflation, Business Mauritius s’attend qu’il reste élevé « as the Bank has set an inflation target of 5-6 percent for 2023 and a medium-term target of 3.5 percent ».
Le secteur privé estime que le taux d’intérêt devrait être en ligne avec les taux internationaux, en particulier celui de la Réserve fédérale américaine, afin de maintenir l’attrait des flux de capitaux vers Maurice. Toutefois, l’augmentation des taux d’intérêt localement a un impact à la fois sur l’investissement et sur l’attractivité du pays.
Retrouvez l’article au complet dans l’édition du Mauricien du 25 mai.

