Le ministre de l’Environnement, Kavy Ramano, a abordé l’importance des océans pour l’humanité, cela par rapport aux ressources vitales qu’ils fournissent. Les océans assurent la sécurité alimentaire et soutiennent l’économie de plusieurs pays. Le ministre ajoutera qu’il ne faut pas non plus oublier que les océans fournissent une grande partie de l’oxygène que nous respirons.
Parmi les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies figurent la préservation de nos océans et la mise en œuvre de politiques pour la pêche durable, ce qui est d’une importante capitale pour les petits États insulaires comme Maurice, car notre pays, malgré sa petite taille, possède une grande ZEE de 2,3 millions de km2.
Dans ce contexte, l’économie bleue sera un moteur de croissance pour Maurice. Par exemple, la production de fruits de mer se révélera un secteur important. L’objectif du gouvernement : faire en sorte que l’économie bleue devienne un pilier de notre économie vu qu’elle ne constitue à ce jour que 10 % du PIB; le GM entend doubler ce chiffre tout en restant en phase avec l’environnement.
D’autre part, le ministre Ramano a lancé une pique au leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, qui avait prôné une approche « piecemeal » vu la complexité de ce secteur, et qui avait dénoncé le temps imparti aux députés pour étudier le Fisheries Bill, un projet de loi long et technique. Kavy Ramano a ajouté qu’il ne comprenait pas la logique du leader de l’opposition, vu que nous sommes actuellement confrontés à une crise planétaire, qui constitue une menace sérieuse pour nos ressources marines. Il a cité le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui avait affirmé que le réchauffement climatique, c’était du passé, et qu’il fallait maintenant parler d’« ébullition mondiale » imminente. D’après Kavy Ramano, les effets du changement climatique ont une conséquence sur nos stocks de pêche.
« De ce fait, nous ne pouvons plus agir au compte-gouttes, comme le suggère le leader de l’opposition. Une adaptation au changement climatique est nécessaire. Ceci nécessite une gestion de la pêche pour renforcer la résilience de l’écologie marine et de l’économie en toute urgence. Le projet de loi fournit ainsi un cadre juridique plus efficace pour développer une stratégie à court et à long terme en ce sens », a souligné le ministre.
Kavy Ramano s’est ensuite étendu en long et en large sur les objectifs du projet de loi. Le Fisheries Bill veut ainsi promouvoir le développement durable du secteur de la pêche et celui de l’aquaculture à Maurice, ce qui optimisera les revenus découlant de ces secteurs. Il estime que cette stimulation impactera toute l’économie mauricienne, ce qui en profitera non seulement aux pêcheurs mais à toute la population. Le projet de loi vise aussi à la sauvegarde de l’écosystème marin et la protection des espèces menacées, y compris par l’interdiction de la chasse à la baleine.
Le projet de loi veut également assurer un contrôle plus efficace de la pêche et des activités liées, notamment par une meilleure gestion des stocks de pêche. Il prévoit des sanctions plus sévères, y compris forfaitaires. Ce Bill prône la mise en application des recommandations du rapport Lam Shang Leen sur le trafic de la drogue. Il est aussi concerné par l’enlèvement des épaves, et les contrevenants devront désormais assumer les frais liés à la dépollution. Ce Fisheries Bill consolide également le protocole de pêche entre l’Union européenne et Maurice, et s’inscrit dans l’intégration de nos obligations internationales, a estimé Kavy Ramano.

