FLACQ : Une employée de maison dénonce une séquestration avec ses 3 enfants

Une habitante de Bramsthan (37 ans) a déposé une plainte à la police de Flacq, mercredi, après avoir vécu une expérience traumatisante qu’elle considère comme une « séquestration ». Les faits se seraient déroulés dans une résidence située à Flacq, où elle travaillait comme employée de maison depuis environ trois mois.
Selon sa version des faits, tout a commencé le 11 juin lorsqu’elle a remarqué plusieurs objets qu’elle juge suspects, alors qu’elle effectuait des travaux de nettoyage dans une chambre de la maison. Troublée par cette découverte, elle a décidé de ne plus se rendre à son lieu de travail, craignant que les occupants de la résidence ne soient impliqués dans des activités illicites.
Quelques jours plus tard, son employeuse l’a contactée pour lui demander la raison de son absence. La trentenaire lui a alors expliqué que ses trois jeunes enfants étaient malades. La patronne lui aurait néanmoins demandé de revenir travailler, accompagnée de ses enfants, afin qu’ils puissent être pris en charge sur place.
Mardi matin, la trentenaire s’est rendue à la résidence avec ses trois enfants âgés de 18 mois, six ans et huit ans. Aux alentours de 9h45, a-t-elle dit, elle a été invitée à discuter avec son employeuse dans le salon. La trentenaire a affirmé avoir alors été tirée à l’intérieur de la pièce avant que la porte ne soit verrouillée.
Au moment des faits, elle tenait son plus jeune enfant dans ses bras tandis que les deux autres se trouvaient à ses côtés. Elle soutient que plusieurs membres de la famille étaient également présents dans le salon. Peu après, les deux aînés auraient été emmenés hors de la pièce par une autre occupante de la maison, qui aurait ensuite verrouillé la porte.
La déclarante affirme dans sa déposition avoir entendu ses enfants pleurer, crier et appeler à l’aide pendant qu’elle était interrogée. Elle explique que son employeuse lui aurait demandé à plusieurs reprises : « Ki ou finn trouve? Ki fer ou aret vinn travay ? » Elle dit avoir été menacée afin qu’elle ne révèle aucune information à l’extérieur. La suspecte lui aurait déclaré : « si sa bann koze la sorti isi, mo pou kapav eliminn twa ek to bann zanfan. »
Toujours d’après sa déclaration, un adolescent présent sur les lieux a été chargé de filmer la conversation. Elle affirme également avoir été menacée de faire l’objet d’une fausse accusation de vol si elle parlait de ce qu’elle avait vu.
Vers 11h30, les portes ont finalement été ouvertes à sa demande. Elle a alors quitté les lieux avec ses trois enfants. La mère de famille soutient qu’elle et ses enfants ont été retenus contre leur gré à l’intérieur de la résidence pendant environ 45 minutes.
Une enquête policière a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette allégation. La version de la propriétaire de la maison sera recueillie par les enquêteurs.

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