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Fridays For Future Mauritius – Mungur : « Continuer à nous battre pour le climat et la justice locale »

Une jeunesse consciente. Ces dernières années, face à l’urgence climatique et aux discours et prises de décisions contradictoires de chefs d’États du monde sur l’environnement, un mouvement de jeunes est né : les Fridays For future.

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Sous l’impulsion de la jeune écoactiviste suédoise Greta Thunberg, d’autres jeunes du monde ont décidé de faire un pied de nez aux décideurs, aux adultes, qui semblent ne pas s’apercevoir que la planète s’épuise, et que l’heure est grave. Tous les vendredis, depuis bientôt quatre ans, ces jeunes de moins de 18 ans, dont ceux de Fridays For Future Mauritius (FFFM), se réunissent, pancartes à la main, pour essayer du mieux qu’ils peuvent à éveiller les consciences.

Après une année mouvementée sur le plan environnemental, Anesh Mungur nous en dit plus. Vous les avez sans doute croisés à Port-Louis, ou plus récemment à Vacoas. Eux, ce sont les FFFM. Depuis plus de 150 semaines, ils font des climate strikes, intervenant sur différents sujets d’actualité ayant trait à l’environnement, mais envoient aussi des lettres aux différentes autorités.

Avec plus de 3 000 personnes abonnées , à leur page Facebook, ces jeunes méritent d’être écoutés et entendus, car leur cause est juste. Avec la pandémie et les restrictions sanitaires, 2021 a été une année riche en événements à la fois positifs et négatifs.

« Cette année, comme les années précédentes, nous n’avons assisté à aucune action climatique de la part du gouvernement ou des entreprises. Nous sommes au milieu de la plus grande crise à laquelle l’humanité ait jamais été confrontée et dans certaines parties de notre île, le changement climatique n’est toujours pas reconnu comme une crise. Il y a environ quelques mois, le Premier ministre a présenté l’Offshore Petroleum Bill au Parlement. Ce projet de loi permettra aux multinationales offshore d’extraire du pétrole de nos eaux et ce projet de loi concerne les ressources naturelles qui se trouvent dans la Zone économique exclusive (ZEE) de Maurice », explique Anesh Mungur.

Et il ajoute que « les raisons pour lesquelles nous, Fridays For Future Mauritius, prenons position contre ce projet de loi sont que le pétrole affecte la mer, l’air et l’atmosphère, et que les activités pétrolières augmenteront considérablement la menace de déversements d’hydrocarbures dans nos eaux et contribueront tellement au changement climatique. Nous, membres d’un mouvement de protestation pour le climat Fridays For Future Mauritius, exigeons que le cabinet retire ce projet de loi.

Une autre note à ajouter est le manque de transparence de notre gouvernement. » Le jeune homme ne mâche pas ses mots et demande clairement que « nous, citoyens d’une petite île côtière et vulnérable, méritons de savoir ce qui se passe dans nos eaux, notre climat, et notre environnement. Depuis la grande catastrophe de Wakashio, nous n’avons eu aucune nouvelle sur la façon dont la vie marine se rétablit et tout le monde a cessé d’en parler. »

Ainsi, pour cette nouvelle année, durant laquelle les FFFM comptent une fois de plus élever la voix, « nous espérons voir des changements dramatiques dans la société et la façon dont notre peuple réfléchit. Nous espérons voir les entreprises et notre gouvernement prendre fermement position contre le capitalisme et le changement climatique et commencer à prendre des mesures pour le climat.

Nous continuerons à nous battre pour le climat et la justice sociale et à faire comprendre aux gens que lorsque nous parlons de changement climatique, nous parlons de notre avenir sur cette planète. »

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