L’Islamic Cultural Centre, l’ambassade de Maurice en Arabie saoudite ainsi que le ministre Shakeel Mohamed, responsable du dossier du Haj (pèlerinage à La-Mecque) tentaient de trouver une solution pour une cinquantaine de pèlerins mauriciens. Ces derniers se disent insatisfaits du logement qui leur a été proposé à Aziziyah, une localité située à quelques kilomètres de la Grande Mosquée de La-Mecque.
Les pèlerins estiment que leur opérateur local ne leur aurait pas clairement présenté les conditions d’hébergement. Le logement ne disposerait que d’équipements de base, notamment un ou deux lits par chambre, un petit réfrigérateur, entre autres. De plus, les lieux semblent avoir été rénovés à la hâte.
Les autorités mauriciennes tentaient ainsi de trouver une solution de relogement pour ce groupe de pèlerins. Toutefois, avec des millions de fidèles déjà présents en Arabie saoudite pour le Haj, les options demeurent limitées.
À l’issue du pèlerinage, l’Islamic Cultural Centre dressera un bilan de la situation, tandis que l’opérateur concerné devra fournir des explications concernant ce manquement.
À l’approche de la période du pèlerinage prévu fin mai, des opérateurs choisissent de loger leurs pèlerins dans la région d’Aziziyah pour quelques jours, plutôt que dans des hôtels situés au centre de La-Mecque. Cette décision s’explique par le fait que les principaux rites du pèlerinage se déroulent à l’extérieur de la ville, notamment dans les tentes d’Arafat, Mina et Muzdalifah.
Les valises et effets personnels des hadjis restent donc dans leurs chambres, qu’ils doivent néanmoins payer durant leur absence pendant les cinq jours du Haj. Une chambre inoccupée à Aziziyah coûte généralement moins cher qu’un hébergement situé au centre-ville de La-Mecque pendant cette période.
Néanmoins, les logements situés à Aziziyah ne répondent pas toujours aux mêmes normes que celles du centre de La-Mecque.
Avant le départ pour le Haj, les opérateurs, qui optent pour ce type d’hébergement pour une courte période, doivent informer explicitement les pèlerins des conditions de logement proposées afin qu’ils puissent faire un choix éclairé. Dans le cas présent, ces Mauriciens estiment avoir été trompés compte tenu des sommes déboursées.
Un pèlerin paie entre Rs 250 000 et jusqu’à Rs 500 000 par tête, selon le forfait choisi.

