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Le Forensic Science Laboratory (FSL) est désormais en mesure d’effectuer des tests pour détecter les drogues synthétiques, a affirmé hier le Premier ministre, Pravind Jugnauth qui s’adressait à la presse à l’issue de la réunion du conseil de haut niveau sur la drogue et le VIH-Sida.

Il a expliqué que les travaux de ce Conseil – qui ont duré près de 90 minutes – ont permis de passer en revue la situation de la drogue à Maurice. « Nous avons vu les recommandations faites par la commission d’enquête Lam Shang Leen sur la drogue. Beaucoup d’entre elles ont été mises en oeuvre. Certaines recommandations ont été approuvées par le gouvernement et sont en cours d’application », a-t-il indiqué.

Le Premier ministre a souligné que les institutions comme le FSL ont acquis des équipements modernes et leurs personnels ont été formés en conséquence pour les mettre en oeuvre. « Nous sommes actuellement en mesure d’effectuer des tests afin de détecter les drogues synthétiques. » Il ajoute aussi qu’une étude permettra de déterminer la situation concernant les consommateurs de drogues.

« Nous avons des informations et les ONG nous donnent des renseignements. Les consommateurs de drogues seront contactés afin de mesurer l’état actuel de la consommation. L’anonymat des personnes, qui participeront à cette étude, sera protégé », a dit Pravind Jugnauth, qui signale que quatre institutions de réhabilitation sont opérationnelles à travers le pays.

Un Drug Administrative Panel est en voie de préparation. D’autre part, le gouvernement a adopté une méthode précise en vue de la réhabilitation des victimes de la drogue qui doivent être considérées comme des malades. Ces personnes seront dirigées vers les quatre institutions privées et publiques pour se faire soigner.

Il a aussi été question du VIH. « Nous avons eu une bonne présentation de la situation actuelle. Nous progressons bien mais tout cela nécessite des ressources financières », a affirmé Pravind Jugnauth. Celui-ci fait ressortir : « Un plan d’action pour la jeunesse est également en cours d’élaboration car il importe de s’attaquer à ce problème au plus tôt. Il faut s’assurer que les jeunes puissent s’adonner à des activités correctes et saines. »
Dans ce contexte, Pravind Jugnauth précise que tout un programme de loisir est en voie d’élaboration. « Nous souhaitons de l’aide des institutions internationales et des Nations unies », a-t-il laissé entendre.