Une nouvelle agression verbale visant le personnel médical a été signalée à l’hôpital SSRNH, où deux médecins ont été insultés et intimidés par un patient particulièrement agressif alors qu’ils étaient en service aux urgences. Deux plaintes distinctes ont été déposées auprès de la police pour outrage à un agent public dans l’exercice de ses fonctions.
D’après les informations consignées, les faits se sont déroulés jeudi soir au service des urgences. Un médecin (48 ans) examinait un patient de 40 ans, admis après s’être plaint de palpitations. Dès le début de la consultation, le patient aurait adopté un comportement agressif et répondu de manière irrespectueuse aux questions du praticien.
Après les premiers soins, le médecin l’a orienté vers le service de cardiologie pour une prise en charge plus approfondie. Une dizaine de minutes plus tard, le patient est toutefois revenu vers le praticien. En le pointant du doigt, il lui aurait lancé : « Ta cholo marke, pa trwa boutey monn bwar, trez boutey monn bwar, to pe anvi ekrir, ekrir. »
Lorsque le médecin a demandé à l’épouse du patient de l’accompagner au service de cardiologie, ce dernier a de nouveau perdu son sang-froid en répliquant : « Ki to pe koz avek mo fam ?» Il a ensuite quitté les lieux.
Le médecin affirme avoir été profondément humilié par cette scène, qui s’est produite devant plusieurs patients et membres du personnel soignant. Un de ses collègues a été identifié comme témoin et les enquêteurs pourront également s’appuyer sur les images des caméras de vidéosurveillance couvrant le service des urgences.
Quelques minutes plus tard, un second médecin (35 ans), en poste au département de cardiologie, a lui aussi été pris pour cible. Alerté par les cris provenant des urgences, il a entendu le même patient lancer à haute voix : « Bann dokter bann cholo. »
Tentant d’apaiser la situation, le praticien l’a conduit dans une salle de consultation. Mais le patient a refusé de se calmer et devait insulter le trentenaire, avant de quitter la pièce.
Peu après, le suspect est revenu à la charge, proférant de nouvelles insultes tout en le pointant du doigt devant plusieurs patients et collègues.
Le second médecin dit lui aussi s’être senti humilié par le comportement du patient, qu’il affirme être en mesure d’identifier. Les images des caméras de vidéosurveillance du service des urgences devraient également être exploitées dans le cadre de l’enquête ouverte par la police.

