La prolifération d’algues dans le lagon inquiète Joanna Bérenger. L’Opposition Whip à l’Assemblée nationale estime que la protection du lagon doit être au cœur des priorités, alors que le gouvernement poursuit ses projets de développement dans l’Est.
Dans une de ses publication sur ses réseaux sociaux, Joanna Bérenger établit notamment un parallèle entre les infrastructures routières et la préservation de l’environnement. Elle s’interroge sur l’état d’avancement des travaux visant à comprendre les causes de la prolifération des algues et à mettre en place un programme de suivi et de prévention.
Selon elle, ce problème n’est pas nouveau. Joanna Bérenger affirme que, lorsqu’elle était au ministère, des travaux avaient été initiés afin d’identifier les causes de cette prolifération et de mettre en place un programme intégré de monitoring et de prévention.
Elle rappelle également qu’une consultancy portant sur cette question aurait fait l’objet d’un appel d’offres, avec une ouverture des offres en février 2026. Elle demande ainsi où en est cette étude et quelles en sont, à ce stade, les conclusions.
L’Opposition Whip souhaite notamment savoir si les sources de nutriments responsables de ces proliférations ont été identifiées et quelles mesures de prévention ont été mises en œuvre.
Pour Joanna Bérenger, le simple ramassage des algues lorsque celles-ci atteignent les côtes ne constitue pas une réponse suffisante. Elle met également en garde contre l’utilisation d’engins lourds pour cette opération, estimant qu’ils risquent d’emporter du sable avec les algues.
« Il faut s’attaquer aux causes », soutient-elle dans sa publication.
Joanna Bérenger insiste par ailleurs sur l’importance du lagon pour l’image touristique de Maurice. Elle estime que les visiteurs viennent notamment pour les plages, le lagon et la biodiversité de l’île, et appelle ainsi à davantage d’attention portée à la protection de l’environnement.
« Pas de lagon vivant, pas de tourisme durable », conclut-elle.

