JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES ÂGÉES — La PM p.i. rassure : « La pension à 60 ans est une garantie »

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La Journée internationale des personnes âgées a été marquée hier par un rassemblement au J&J Auditorium. Au cœur des interventions, la situation des personnes âgées, leur protection et leur dignité, mais aussi la question de la pension de retraite à 60 ans. La Première ministre suppléante et Deputy Prime Minister, Arianne Navarre-Marie, a voulu rassurer les seniors en affirmant que le droit à la pension à 60 ans constitue une garantie. Le ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron, est allé dans le même sens, affirmant que, s’il estimait que la législation sur les pensions n’était pas bonne, « je ne l’aurais pas votée au Parlement ».

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Arianne Navarre-Marie a évoqué la nécessité de permettre aux personnes âgées de vivre dans la dignité, la sécurité et la protection. Elle a relevé que l’évolution des structures familiales et le vieillissement de la population imposent de revoir et de renforcer les dispositifs destinés aux seniors.

À Maurice, plus de 275 000 personnes sont âgées de plus de 60 ans. Pour la Première ministre suppléante, ce chiffre illustre l’importance d’une politique publique accordant une attention particulière aux besoins de cette tranche de la population.

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Elle a ainsi évoqué plusieurs mesures prises ou envisagées pour consolider l’accompagnement des personnes âgées. Parmi celles-ci figure notamment l’abaissement de 90 à 85 ans de l’âge à partir duquel les personnes âgées peuvent bénéficier de visites à domicile par des médecins. Des amendements à la Protection of Elderly Persons Act sont également prévus afin de renforcer la protection des seniors.

« Question de dignité humaine »

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Arianne Navarre-Marie a également consacré une partie importante de son intervention à la question de la violence et de la maltraitance envers les personnes âgées. Elle a été catégorique sur le fait que les actes de violence domestique ou les abus dont sont victimes les seniors ne peuvent être considérés comme de simples affaires privées ou des problèmes relevant exclusivement de la famille.

Elle a annoncé que des mesures sévères seraient prises contre de tels actes, tout en appelant à une vigilance accrue face aux différentes formes de maltraitance. Celle-ci peut être physique, mais également psychologique ou financière, sans oublier les situations de négligence.

La protection des personnes âgées, a-t-elle souligné en substance, ne relève pas uniquement de l’assistance sociale. Elle constitue une question de respect et de dignité humaine.

Cette préoccupation prend une importance particulière dans un contexte où les familles évoluent, avec notamment des ménages moins nombreux et des modes de vie qui peuvent réduire les contacts quotidiens entre générations. Le gouvernement entend ainsi renforcer les mécanismes permettant de détecter et de combattre les situations d’abus ou de vulnérabilité.

La question des pensions devait naturellement occuper une place centrale dans cette journée consacrée aux personnes âgées. Alors que la réforme du système de retraite suscite de nombreuses interrogations ces derniers mois, le message adressé aux seniors se voulait rassurant. Arianne Navarre-Marie a dénoncé la campagne menée sur Facebook et WhatsApp voulant faire croire que les personnes âgées n’auront pas leurs pensions à l’âge de 60 ans. Elle a réaffirmé que la pension à 60 ans constitue une garantie.

« C’est une campagne visant à effrayer les personnes âgées qui ont travaillé pendant des années. La pension à 60 ans est une garantie : nul ne sera abandonné. Si vous voulez prendre votre pension de vieillesse à 60 ans, vous pouvez le faire. Si vous décidez de la prendre après, c’est votre choix, vous pouvez le faire », fait-elle comprendre.
Cette déclaration intervient dans un contexte où le débat sur la soutenabilité du système de retraite et sur l’avenir de la Basic Retirement Pension (BRP) demeure au centre des préoccupations.

Le ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron, a tenu à rassurer les personnes âgées. Il a notamment déclaré que, s’il avait estimé que la législation sur les pensions n’était pas bonne, il ne l’aurait pas votée au Parlement. Une manière de réaffirmer son engagement à l’égard du dispositif adopté par l’Assemblée nationale.

Les deux interventions ont ainsi cherché à dissiper les inquiétudes qui peuvent exister chez les personnes âgées quant à leurs droits et à l’avenir du système de pension.
Raffermir les liens entre générations

L’autre axe fort du discours d’Arianne Navarre-Marie a porté sur la solidarité intergénérationnelle, qui constitue le thème de la Journée internationale des personnes âgées cette année.

Pour la Première ministre suppléante, il est nécessaire de renforcer les liens entre les différentes générations à travers les écoles, les bibliothèques, les centres communautaires et les associations. La solidarité intergénérationnelle ne doit toutefois pas être conçue comme une relation à sens unique.

Les jeunes peuvent apporter leur aide aux personnes âgées dans l’utilisation des nouvelles technologies et, désormais, de l’intelligence artificielle. Mais les seniors ont, eux aussi, beaucoup à transmettre aux jeunes générations : les connaissances traditionnelles, les histoires orales, les expériences de vie et les valeurs culturelles.

Arianne Navarre-Marie soutient que cette transmission des savoirs et de la mémoire collective constitue un élément essentiel pour maintenir le lien social et permettre aux nouvelles générations de mieux comprendre l’histoire et l’évolution de la société mauricienne.

La Journée internationale des personnes âgées a aussi été marquée par les interventions du Junior Minister, Kugan Parapen, et du président du Senior Citizens Council, Vijay Naraidoo.

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