Accorder un congé pour les femmes souffrant de règles douloureuses. Telle est la requête formulée hier par Jane Ragoo, secrétaire générale de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) en marge de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes.
« Il est temps que le monde du travail reconnaisse les spécificités de la femme, comme c’est le cas en Espagne, qui vient de voter une loi pour accorder un congé mensuel aux employées souffrant de règles douloureuses. Ce congé spécial est nécessaire. Parski zis fam ki kapav konpran sa douler-la », dit-elle.
Jane Ragoo se félicite que le gouvernement ait porté une oreille attentive aux besoins des femmes. Elle devait citer l’exemple les congés de maternité, qui sont passés de 12 à 14 semaines. « Mais cela n’est pas suffisant. Il faut aller plus loin en adoptant une loi pour accorder aux femmes 20 semaines de congé de maternité. (…) Si nous voulons encourager les femmes à faire des enfants pour lutter contre la population vieillissante, il faut commencer à créer pour cela les conditions nécessaires. À ce propos, la CTSP propose l’introduction de six mois de congé parentaux », fait-elle comprendre.
La secrétaire générale de la CTSP a par ailleurs estimé que la santé et la sécurité au travail doivent être reconnues comme un droit fondamental. « Pour l’heure, il est encore écœurant de constater que dans certaines entreprises, on continue d’octroyer aux femmes les mêmes équipements de protection qu’utilisent les hommes », dénonce-t-elle en citant en exemple les bottes et les gants donnés aux femmes. « Il est temps que les femmes aient droit à des équipements de protection adaptés à leur physionomie », recommande-t-elle.
Jane Ragoo a fait état de la décision du gouvernement de ratifier la convention 190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) ayant trait à la violence et à la pression au travail.
Au début de la conférence de presse, la secrétaire générale de la CTSP avait fait ressortir que la femme, en tant que salariée, a parcouru un long chemin jusqu’ici. Elle rappelle ainsi qu’auparavant la, femme devait obtenir la permission de son époux ou de son frère pour travailler.
La conférence de presse d’hier avait débuté avec des témoignages de mères célibataires et de salariées touchant le salaire minimum. Toutes ont demandé au gouvernement de «réviser à la hausse le salaire minimum pour qu’elles puissent subvenir aux besoins de leur famille en cette période difficile, avec la hausse continue des prix des commodités de base, donc une perte inexorable du pouvoir d’achat.

