« La formation doit commencer à un moment donné et nous sommes disposés à prendre cette initiative », a soutenu Arnaud Carpooran, président de la Creole Speaking Union, en réaction aux propos du Premier ministre sur le manque de formation des parlementaires au kreol, qui freinerait son introduction au parlement.

Hier en l’hémicycle, Pravind Jugnauth a cité Arnaud Carpooran pour avancer que les conditions ne seraient pas encore réunies pour introduire le kreol au parlement. Argument qualifié de « lamest excuse » par le député de l’opposition Reza Uteem.

Or, Arnaud Carpooran soutient que « nous viendrons avec des propositions concrètes et la collaboration de tous les stakeholders pour des cours dédiés aux parlementaires ».

« Il y a une nécessité de développer différents registres de la langue kreol, avec un nombre de codes et de ‘unparliamentary language’. Il faut aussi mettre en place une liste de d’expressions en kreol qui font partie des rituels au parlement« , a-t-il ajouté.

Arnaud Carpooran se dit conscient qu’il existe « à l’heure actuelle » des « issues », pour l’introduction de cet accord de principe autour du kreol. Toutefois, « nou ekipe pou dres sa bann issue-la ».