Une affaire mêlant menaces au couteau, rébellion et affrontement avec des policiers a eu lieu dans la région de Cap-Malheureux, mercredi. Un habitant de 25 ans, employé comme chauffeur et domicilié à Pavillon, a été arrêté le soir après une intervention mouvementée des forces de l’ordre à son domicile.
D’après la plainte consignée au poste de police de Grand-Baie, une collégienne de 16 ans, habitant également Pavillon, a été prise pour cible par son ancien amoureux dans l’après-midi. L’adolescente a expliqué qu’elle se trouvait à un arrêt d’autobus près d’un lieu de culte lorsque le suspect, assis derrière l’abribus, l’a appelée. Ignorant ce dernier, elle a poursuivi son chemin vers son domicile.
Quelques instants plus tard, alors qu’elle circulait sur une route latérale de la localité, le jeune homme est réapparu devant elle avant de sortir un canif de la poche de son pantalon et de proférer de graves menaces de mort à son encontre.
Prise de panique, la mineure aurait pris la fuite.
Elle affirme toutefois avoir de nouveau aperçu le suspect non loin d’une chapelle du quartier, où celui-ci a continué à tenir des propos menaçants et provocateurs. Craignant qu’il ne mette ses menaces à exécution, elle a décidé de rapporter les faits à la police en présence de sa mère.
Quelques heures plus tard, des policiers se sont rendus au domicile du suspect afin de procéder à son arrestation. Selon la police, le jeune homme aurait refusé d’obtempérer après avoir été informé de ses droits constitutionnels. Les policiers affirment qu’il s’est montré agressif, utilisant des propos injurieux avant de saisir un gros coquillage dans une tentative d’intimidation.
La situation a rapidement dégénéré lorsqu’un groupe d’individus hostiles s’est rassemblé sur les lieux en vue de gêner l’arrestation. Malgré les avertissements de la police concernant l’entrave à une opération officielle, plusieurs personnes ont confronté physiquement les officiers. Au cours de la bousculade, l’un des officiers a été poussé au sol et son uniforme a été déchiré.
Les policiers indiquent avoir eu recours à une force minimale afin de disperser la foule et maîtriser le jeune homme, finalement embarqué de force dans un véhicule de police avant d’être conduit au poste pour les besoins de l’enquête.
Le policier impliqué dans l’altercation, bien qu’il ne présente aucune blessure visible, souffrirait de douleurs corporelles. Il a reçu cinq jours de congé maladie après un examen médical à l’hôpital SSRNH.
Le suspect a été placé en détention au centre de Piton. L’enquête se poursuit afin d’identifier et retrouver les autres individus soupçonnés d’avoir participé aux actes de violence contre les policiers.

