LICENCES DE TAXI : Osman Mahomed pointe du doigt l’inaction de la NLTA  

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Le processus d’attribution de nouvelles licences de taxi accuse un sérieux retard à Maurice. En réponse à une interpellation de Stéphanie Anquetil, Chief Whip, hier, le ministre du Transport terrestre, Osman Mahomed, a révélé que la National Land Transport Authority (NLTA) n’a toujours pas réalisé l’enquête nationale (Island wide survey) qui devait déterminer les besoins réels en licences de taxi à travers l’île. Et ce, malgré des instructions données par le ministère il y a environ six mois. Il devait pointer du doigt la NLTA en affirmant lors des échanges que « I must say that I am utterly disappointed by the inaction of the NLTA on that issue and I have given the Officer in Charge a strong piece of my mind on this very embarrassing matter. »

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À ce jour, 7 802 licences de taxi (Public Service Vehicle) sont en vigueur dans le pays, réparties sur 916 bases d’opération, notamment dans les centres commerciaux et les hôtels. L’octroi de nouvelles licences dépend de plusieurs facteurs, dont l’offre existante de transports en commun, le nombre de taxis déjà en service, la densité de population ainsi que les besoins des habitants en matière de transport 24 heures sur 24.

Le ministre a indiqué avoir sévèrement rappelé à l’ordre le responsable de l’organisme après avoir appris que l’étude nationale, pourtant jugée prioritaire, n’avait toujours pas été lancée. Seule l’enquête portant sur les centres commerciaux est en cours, tandis que, pour les hôtels, les autorités s’appuient encore sur une étude réalisée en septembre 2022, considérée comme toujours valable.
Faute de cette enquête, le gouvernement est incapable de préciser à quel moment de nouvelles licences pourront être délivrées ou combien seront attribuées dans chaque région. Les futurs appels à candidatures ne seront lancés que si les besoins sont confirmés par cette évaluation.

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Le ministre du Transport terrestre attribue également les retards au manque criant de personnel. D’après lui, la NLTA ne compte actuellement que 15 inspecteurs du transport en poste, alors que 45 sont On Establishment. Cette pénurie ralentit les enquêtes de terrain et le traitement des dossiers. À cela s’ajoutent environ 1 200 demandes de licences pour les Contract Buses et des voitures ainsi que quelque 2 500 demandes de licences de transport routier (road service licences) toujours en attente.

Le contraste est d’autant plus marqué qu’en 2014, l’ancienne NTA disposait de 55 inspecteurs pour un parc automobile de 465 000 véhicules. Aujourd’hui, alors que le nombre de véhicules enregistrés atteint près de 766 000, l’effectif des inspecteurs a été réduit à seulement 15. Le ministre estime que « cette situation résulte de postes restés vacants avant les dernières élections générales ».

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Il a toutefois assuré que la Public Service Commission a déjà procédé aux entretiens de recrutement et que de nouveaux inspecteurs devraient prochainement intégrer la NLTA.
L’organisme a également reçu l’ordre de finaliser rapidement son enquête nationale et de mettre en place un plan de travail afin d’accélérer le traitement des demandes en attente.
Concernant la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes, Osman Mahomed a indiqué que 293 licences de taxi y sont actuellement en circulation, réparties sur 30 bases d’opération pour une population d’environ 81 000 habitants. « Il est toutefois encore impossible de dire si de nouvelles licences y seront accordées avant la fin de l’enquête », dit-il.

Lorsque des appels à candidatures seront lancés, les postulants devront notamment résider dans la localité concernée, être titulaires d’un permis de conduire de taxi valide, exercer cette activité à plein temps, être sans emploi, ne pas être étudiant, présenter un certificat de moralité vierge et ne jamais avoir perdu ou transféré une précédente licence de taxi.

 

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