Les manifestations successives ayant eu lieu au Mauritius College quelques semaines de cela, pour dénoncer les « mauvaises conditions » dans lesquelles les élèves sont appelés à étudier, semblent avoir eu des répercussions.

En effet, des élèves du Girls Department auraient reçu des lettres de transferts, dénonce l’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE). Une information confirmée par des membres du personnel de cet établissement secondaire, qui disent être « davantage sous pression » et « victimes d’humiliation ».

Leurs récriminations concernent également l’état des toilettes, de la cantine, des pupitres et chaises, alors que le management est « très critiqué ».

« Oui, il y a eu des sanctions » après les manifestations, affirme l’UPSEE.

La situation, soutiennent des membres du personnel, s’est « empirée » depuis la visite des officiers de la Private Secondary Education Authority (PSEA) au sein du collège.

Dans une lettre adressée au Board of Directors, datée du 12 octobre, des employés ont exprimé leur angoisse. La direction du collège utiliserait une politique de « divide and rule to break student’s unity », peut-on lire dans cette correspondance.

Ces enseignants se demandent si le ministère de l’Éducation compte rester les bras croisés. « Est-ce que le ministère se limite aux écoles et collèges publics? », s’interrogent-ils.

Les employés réclament une enquête et l’intervention du ministère à cet effet.

Pour rappel, les élèves du Mauritius College avait exprimé leur ras-le-bol en ce qui concerne les « mauvaises conditions » dans lesquelles ils seraient appelés à étudier lors de deux manifestations ayant eu lieu dans l’enceinte de l’établissement.

Sollicitée pour une réaction, la direction du collège est restée injoignable. Elle a toutefois adressée une lettre explicative à différentes rédactions.

 

A découvrir dans l’édition du Mauricien du mardi 20 octobre, les rapports « très négatifs » remis à la PSEA.

L’UPSEE demande un Fact Finding Committee

En conférence de presse à Port-Louis, ce mardi 20 octobre, l’UPSEE a demandé la mise sur pied d’un Fact Finding Committee. Le but : enquêter sur les dénonciations faites par les élèves et le personnel du Mauritius College.

« Si l’enquête établit que l’école doit fermer, qu’elle ferme ses portes. Et si rien d’incriminant n’est trouvé, l’UPSEE est d’accord pour présenter ses excuses », soutient Bhojeparsad Jhugdamby, président de l’UPSEE.

Toutefois, le syndicat demande une enquête indépendante sur toute cette affaire. Car les témoignages recueillis par écrit par l’UPSEE démontrent que « le rapport doit obligatoirement être damming« , affirme Bhojeparsad Jhugdamby.

Le Fact Finding Committe, souhaite l’UPSEE, devrait être présidé par un homme de loi et deux assesseurs « indépendants », comme cela fut le cas pour une précédente affaire similaire « en 2011 ».

« Le syndicat est resté tranquille dans un premier temps en espérant que le collège règle ses problèmes internes de façon diplomatique. Au lieu de ça, la pression s’est accentuée sur les enseignants et les élèves », déplore Bhojeparsad Jhugdamby.


« The Mauritius College infrastructure and facilities are of high quality »

C’est ce qu’affirme la direction du collège dans une correspondance adressée à différentes rédactions.

La direction restant injoignable au téléphone, elle a, à travers cette missive, fait état des « cases of vandalism and damage of property ». Concernant le « manque d’hygiène », le collège affirme que « everything is in conformity with the sanitary standards ».

S’agissant de la pression exercée sur le personnel, le collège « stands guided by the Scheme of Duties of all Educators and Heads of Department ». De plus, l’argument des mesures sanitaires est retenu pour expliquer le manque d’activités au sein de l’établissement.

Le collège concède cependant avoir tenu des tests sur un tableau. Cela pour « assess as soon as possible the level of its pupils ».