PARLEMENT | Adoption du Finance Bill : Une veillée nocturne aux bougies prévue ce vendredi

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 Les membres de la Platform Komin Sindikal (PKS) étaient à nouveau présents, hier soir, devant l’Hôtel du Gouvernement afin de poursuivre leur mobilisation contre la réforme annoncée du système des pensions. Ils estiment que cette campagne pourrait prendre une nouvelle dimension avec l’organisation d’une veillée nocturne aux bougies en marge des débats consacrés au Finance Bill.

Dans une déclaration, hier soir, le syndicaliste Devanand Ramjuttun a appelé la population à se mobiliser, estimant que « l’avenir de l’État-providence est en jeu » ; « J’invite la population à descendre à Port-Louis vendredi soir avec des bougies en main pour dire non à la remise en question de la pension universelle à 60 ans », a-t-il déclaré.

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Pour lui, le gouvernement ne disposerait pas d’un mandat électoral pour modifier la Basic Retirement Pension (BRP) à 60 ans. « C’est la pire trahison qu’un gouvernement puisse commettre envers son peuple. Zot finn rann lepep so lavi amer. Il faut cesser de traumatiser la population. Nous donnons rendez-vous vendredi avec des bougies », poursuit-il.

Le syndicaliste a également appelé les parlementaires à rejeter cette réforme et à rejoindre la mobilisation. « Tous les députés qui ne sont pas d’accord avec cette réforme sont invités à venir nous rejoindre avec leurs bougies en main ce vendredi », indique-t-il.

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Raouf Khodabaccus a, pour sa part, estimé que lorsqu’un gouvernement n’écoute pas la voix du peuple, celui-ci doit se faire entendre. « Une instabilité sociale commence à s’installer dans le pays. Lorsqu’une jeune fille fait le déplacement pour organiser une manifestation, c’est tout un symbole qui se dégage. Je suis solidaire des manifestants », estime-t-il.

Pour sa part, Alain Malherbe a expliqué sa présence sur les lieux, hier soir, par son soutien à une cause qu’il juge juste pour les retraités actuels et les générations futures. « Je condamne l’attitude autoritaire du Premier ministre. On a donné un 60-0 à ce gouvernement et aujourd’hui, on a l’impression qu’on lui a donné un 60-0 pour nous administrer une raclée. Où va-t-on dans ce pays ? », s’est-il interrogé.

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Il a également estimé que le gouvernement devra rendre des comptes à l’avenir. « S’il continue sur cette voie, à partir de 2028, il devra commencer à plier ses bagages », trouve-t-il. Il a lancé un appel à l’unité nationale : « Soyons solidaires, sans distinction d’âge ou de communauté. C’est une bataille pour le peuple », trouve-t-il.

Le président de l’UPSEE, Arvin Bhojun, a également demandé au gouvernement de maintenir la Basic Retirement Pension (BRP) à 60 ans. Pour lui, cet âge correspond à une période où le corps commence à réclamer un peu de repos.

« La BRP permettait aux personnes âgées de subvenir à leurs besoins et de continuer à soutenir financièrement leurs familles. Aujourd’hui, même les études à temps partiel sont devenues payantes. Nous sommes d’accord pour faire avancer le pays, mais il ne faut pas retirer aux citoyens les moyens de vivre dignement », fait-il valoir.

Arvin Bhojun a également demandé aux parlementaires de se faire entendre dans la défense des acquis sociaux. « Les jeunes sont en colère car ils savent que leurs parents font face à des difficultés. Je demande à chaque député de ne pas retirer nos acquis », a-t-il ajouté.

De son côté, Dev Ramano a salué l’initiative des jeunes qui ont fait le déplacement devant l’Hôtel du Gouvernement pour exprimer leur opposition à la réforme proposée.

 

 

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