POST-BUDGET — Réforme de la pension : La FPBOU réclame le gel du projet NPPF

La Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU) se dit préoccupée par la mise en place annoncée du National Pensions and Provident Fund (NPPF). Ce nouveau dispositif remplacera progressivement la Contribution Sociale Généralisée (CSG), le Portable Retirement Gratuity Fund (PRGF) ainsi que le National Savings Fund, afin d’instaurer un régime unique de pension contributive. Son entrée en vigueur est prévue pour juillet 2027.

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Les travailleurs indépendants enregistrés seront tenus d’y cotiser, tandis que les fonctionnaires seront également intégrés à ce nouveau système.
Dans une déclaration faite hier, le président de la fédération, Deepak Benydin, a affirmé d’emblée que l’abandon du Means Test pour déterminer le montant de la Basic Retirement Pension (BRP) n’améliorera pas la situation des bénéficiaires si le barème proposé par le gouvernement est appliqué. Il estime qu’une personne qui choisira de percevoir sa pension à l’âge de 60 ans aura droit à une State Age Pension (SAP) de Rs 11 589, soit un manque à gagner de Rs 4 966 par rapport à la pension de Rs 16 555 qu’elle aurait dû percevoir. Une personne âgée de 61 ans touchera une SAP de Rs 12 563, soit un manque à gagner de Rs 3 992. Entre 62 et 64 ans, la perte variera entre Rs 993 et Rs 2 980, avant que la pension n’atteigne Rs 16 555 à l’âge de 65 ans.

La FPBOU estime également préoccupant le fait qu’une personne qui choisit de percevoir sa SAP à 60 ans continuera à toucher le même montant jusqu’à l’âge de 70 ans. Par ailleurs, un employé qui opte pour une SAP de Rs 13 575 à 62 ans percevra ce même montant jusqu’à ses 70 ans. De même, une personne qui choisit de prendre sa pension à 64 ans pour un montant de Rs 15 563 continuera à obtenir cette même somme jusqu’à l’âge de 70 ans.

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Concernant le NPPF, le président de la FPBOU avance qu’il s’apparente à une forme de privatisation du système de pension, dans la mesure où les contributions des travailleurs du secteur privé seraient regroupées avec celles des employés du secteur public.
« Il demeure un fait que les employés des corps parapublics et ceux du secteur public contribuent déjà à un fonds de pension bien établi. La plupart des organismes gouvernementaux versent leurs contributions à la SICOM, une institution en bonne santé financière qui réalise des milliards de roupies de bénéfices. Va-t-on maintenant dilapider les fonds de la SICOM en les intégrant au NPPF, alors que plusieurs fonds de pension d’entreprises du secteur privé sont déficitaires ? », déclare le président de la FPBOU.

Il poursuit que « notre position est que la SICOM devrait plutôt jouer un rôle moteur au lieu d’être intégrée à une entité qui a été mal gérée et déficitaire. C’est pourquoi nous réclamons, au préalable, de véritables discussions. Nous sommes contre toute forme de privatisation. Il ne faut pas oublier que le président de la commission d’experts sur la réforme du système de pension, Ashok Prayag, a également pris la présidence de la SICOM en 2025. C’est une personnalité également bien connue dans le secteur privé »,
D’après la fédération, les employés de la SICOM ne semblent pas favorables à une intégration de l’institution au NPPF.

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D’ailleurs, leur syndicat a fait savoir qu’il compte rencontrer la presse cette semaine afin d’exprimer ses appréhensions à ce sujet.
Pour le président de la FPBOU, davantage de transparence est nécessaire concernant le dossier du NPPF, qu’il juge particulièrement technique. Il affirme que des explications claires doivent être fournies aux syndicats des secteurs public et privé, ainsi qu’à Business Mauritius, afin que toutes les parties prenantes puissent pleinement comprendre les implications de cette réforme.

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