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Dans l’éventualité que la rentrée scolaire puisse être reportée en raison de la situation sanitaire et que les classes doivent être assurées en ligne, l’Education Officers’ Union (EOU) lance un appel au ministère de tutelle pour dégager « dès maintenant une stratégie avec les partenaires concernés, dont des représentants d’élèves, de parents et de profs, pour que la qualité de cet enseignement à distance soit uniformisée pour tous ».

Même si le président, Sooryadanand Meetooa, reconnaît que l’enseignement à distance n’est pas le même que lorsqu’il est assuré en classe, « il ne serait pas Wise de retrouver l’établissement s’il y a encore des cas positifs de la Covid-19 ».

« Les élèves et les parents sont les mieux placés pour savoir quelles sont les difficultés rencontrées lors d’un enseignement à distance. Il serait bon de les inclure dans cette recherche d’une stratégie. Joignons nos idées pour décider de la marche à suivre », invite le syndicaliste, qui ajoute que ce travail de concertation doit se faire « dès maintenant », étant donné que la rentrée est prévue dans un peu moins d’un mois, soit le 14 juin.
S’il ne souhaite pas le report de la rentrée des classes, aller de l’avant avec une reprise dans les établissements « ne serait pas sage », estime-t-il. Sooryadanand Meetooa admet qu’il y a des obstacles à l’enseignement en ligne, notamment « un certain nombre d’élèves qui ne disposent pas d’outils informatiques nécessaires, tels un ordinateur ou une connexion Internet ». Il ajoute : « Il y a par ailleurs des enseignants qui ne sont pas familiers avec l’enseignement via Internet.

Le ministère aurait dû prendre les devants pour les former, dès à présent, pour la rentrée qui se fera dans moins d’un mois. »

De l’autre côté, il admet qu’une partie des enseignants « ne sont pas très disponibles actuellement », étant pris par leur engagement au niveau des examens du SC et HSC. « Le ministère aurait dû avoir dispensé cette formation directement après l’épisode de l’an dernier, car cette épidémie ne partira pas de sitôt », dit-il. Sooryadanand Meetooa indique avoir fait une demande auprès du PRB pour qu’il y ait « des facilités d’achat de laptops », car, explique-t-il, « si nous voulons qu’il y ait une uniformité au niveau de l’enseignement à distance, il faut que les enseignants et les élèves puissent avoir des facilités pour un tel outil ».

Le syndicaliste poursuit : « La loi fait provision pour de telles facilités si on travaille de la maison. La DBM, par exemple, offre des facilités aux PME. Il faut que les élèves, au bas de l’échelle, et nous aussi puissions en bénéficier. Il nous faut nous préparer à ce type d’enseignement, car nous ne savons pas s’il y aura une troisième ou quatrième vague. La connexion Internet de même devrait être facilitée pour ceux au bas de l’échelle. » Si à la reprise des classes en face à face, il faut faire du rattrapage avec une poignée d’élèves n’ayant pu suivre les classes à distance, « cela nous ferait perdre du temps », souligne-t-il. D’où son appel pour que le ministère organise vite une réunion de consultations « en vue de dégager une stratégie appropriée ».