Réservation de taxis Vers un cadre réglementaire renforcé des plateformes

 

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Le ministre du Transport, Osman Mahomed, a apporté des précisions sur l’introduction de la plateforme de réservation de taxis Alalila, basée sur la technologie Uber, actuellement active à Maurice. À une interpellation du député, Franco Quirin, il a indiqué que des représentations ont été formulées par certains opérateurs de taxi tant auprès de son ministère que de la National Land Transport Authority (NLTA), contestant le fonctionnement de la plateforme. Il a également fait état qu’une affaire judiciaire est en cours, initiée par un groupe de 243 opérateurs de taxi contre la société Logidis Ltd, exploitant d’Alalila, ainsi que contre son ministère. Il estime que ce dossier doit être abordé avec prudence.

Le ministre a aussi fait remarquer qu’un cadre réglementaire pour les applications de réservation de taxis avait déjà été annoncé dans le budget 2022-23, mais qu’il n’a jamais été mis en œuvre. Il a qualifié cette initiative non aboutie de simple « effet d’annonce », sans explication claire dans les dossiers de son ministère.

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Face aux récentes tensions, un comité ministériel a été mis en place le 17 avril 2026, sous sa présidence, réunissant également les ministres des Infrastructures nationales et de la Santé, tous deux anciens responsables du portefeuille du Transport terrestre. Trois réunions ont déjà eu lieu, permettant d’auditionner les principales organisations représentant environ 7 600 opérateurs de taxi, notamment la Taxi Proprietors’ Union et la General Taxi Owners’ Union.

Ces consultations ont mis en lumière une profonde division dans ces milieux. D’un côté, la Taxi Proprietors’ Union exprime de fortes inquiétudes, notamment sur l’impact économique du modèle inspiré d’Uber et sur une possible augmentation des commissions. De l’autre, la General Taxi Owners’ Union se dit favorable à la plateforme, estimant qu’elle pourrait moderniser et dynamiser le secteur. Le ministre a également indiqué que plusieurs plateformes similaires sont déjà actives à Maurice depuis 2006, en parallèle d’Alalila.

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Sur le plan légal, il a précisé qu’aucune autorisation n’a été sollicitée ni accordée par la NLTA pour l’exploitation de telles plateformes, la législation actuelle ne prévoyant pas encore de cadre spécifique pour ce type de service numérique.

Le ministre a avancé que le gouvernement considère ce dossier comme une priorité. Un travail est en cours pour renforcer le cadre réglementaire des plateformes de réservation de taxis afin de garantir la sécurité, la transparence et la fiabilité du service. Les recommandations du comité ministériel sont attendues prochainement pour définir l’orientation politique à venir.

 

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