• Les résultats de leur premier test COVID-19 attendus aujourd’hui

Les “seafarers” du Brésil, arrivés à Maurice vers 10h ce 16 septembre, sont actuellement en quarantaine à l’hôtel Lagoon Attitude, à Cap-Malheureux. Dans une déclaration au Mauricien, l’un d’eux avance qu’ils sont « tous épuisés de leur voyage, mais soulagés maintenant d’avoir pu regagner le pays ». Ils espèrent maintenant sortir « sains et saufs » de leur quarantaine.

« Le voyage a été long. Nous étions sur les paquebots le week-end dernier. Nous sommes arrivés à Dubayy lundi par un vol de Sao Paulo. Ensuite, nous avons pris un deuxième vol pour rentrer à Maurice. Nous sommes tous épuisés de ce voyage, mais soulagés et contents d’être enfin à Maurice », avancent certains d’entre eux. Les “seafarers” indiquent de plus qu’ils sont à Maurice « grâce à notre bataille ». Ils ajoutent : « Nous avons été vraiment laissés pour compte. Si nous n’avions pas entamé une manifestation pour faire entendre notre voix, nous serions peut-être encore au Brésil. »

Les centaines de “seafarers” du Brésil ont été soumises à un test PCR à leur arrivée en quarantaine à l’hôtel Lagoon Attitude, à Cap-Malheureux. Les résultats des tests sont attendus aujourd’hui. « Nous avons un dernier chemin à parcourir et espérons que les résultats des tests à la COVID-19 se révèlent négatifs et que nous sortions sains et saufs de l’hôtel. Nous avons hâte de retrouver notre famille », disent-ils.

L’impatience est aussi évidente chez les familles de ces centaines de “seafarers”. « Depuis hier, nous dormons l’esprit tranquille. Mon frère et ses collègues ont mené un dur combat pour qu’ils soient rapatriés à Maurice. S’ils n’avaient pas pris ces initiatives, ils seraient toujours bloqués au Brésil, car ni leur agence de voyages ni leur employeur ne leur ont apporté le soutien pendant les sept mois qu’ils sont restés bloqués sur les paquebots de croisière au port du Brésil », déclare Priya Mohitram, sœur d’un des membres de l’équipage du paquebot MSC Musica.

Pour cette dernière, les membres de l’équipage de ces trois paquebots de croisière ont agi « comme de vrais combattants ». Elle poursuit : « Ils méritent nos applaudissements pour cette grande victoire. Notre famille est soulagée. »

D’une part, les familles de ces “seafarers” sont « soulagées et contentes » du retour de leurs proches, mais d’autre part, elles se disent « tristes » de ne pouvoir les rencontrer depuis qu’ils sont rentrés. « Nous devons attendre deux semaines avant de pouvoir enfin rencontrer nos proches. C’est dur, mais nous devons respecter les protocoles établis. Entre-temps, nous nous contentons des Video Calls au quotidien », souligne Priya.