Une nouvelle plainte a été déposée contre le mufti Azhar Peerbocus, ex-Acting Principal de la Twaha Academy, mettant en cause ce dernier dans des actes de violence allégués sur des élèves mineurs. La nouvelle plainte a été faite par un enfant de 11 ans, jeudi, à la police de Bel-Air-Rivière-Sèche.
L’enfant affirme avoir été victime d’agressions répétées depuis son admission dans l’établissement en 2025. Selon lui, les faits se sont étalés sur plusieurs mois, culminant avec un incident survenu récemment. Il soutient avoir été frappé à l’aide d’un manche de serpillière ainsi que d’une tige d’osier.
Cette nouvelle déposition vient s’ajouter à une série d’accusations similaires visant l’ancien responsable de l’établissement. À ce jour, la police a enregistré quatre plaintes distinctes émanant d’élèves fréquentant l’internat de la Twaha Academy, située à Pont-Lardier.
Dans le cadre de l’enquête, un des adolescents concernés a été examiné par un médecin de la police mercredi. Un rapport médical est attendu afin d’éclairer les enquêteurs sur la nature des blessures alléguées. Pour l’heure, aucune accusation à caractère sexuel n’a été formulée officiellement par les élèves. Cependant, l’un d’eux a donné les noms de ses amis qui avaient été invités par le religieux à dormir dans sa chambre. La police tente de convaincre les parents de ces victimes de venir pour porter plainte.
Par ailleurs, deux des mineurs ont affirmé qu’Azhar Peerbocus leur aurait remis des substances ressemblant à des cigarettes. Après les avoir consommées, ils ont ressenti des malaises, un élément supplémentaire pris en considération par les autorités.
Déjà visé par deux premières plaintes déposées le 2 avril au poste de police de Bel-Air-Rivière-Sèche, Azhar Peerboccus a quitté le territoire la veille. Il a embarqué à destination de Johannesburg, en Afrique du Sud. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur ces accusations.

