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(Tyack) Sivananda Government School : Colère après le test positif d’une des enseignantes en quarantaine

– Les parents réclamaient la désinfection de l’école depuis deux jours

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Forte présence policière devant l’école Swami Sivananda à Tyack hier matin. Des parents se sont regroupés pour exprimer leur colère face au laxisme des autorités. Depuis deux jours, ils réclamaient la désinfection de l’école après que deux enseignantes, en contact avec un patient positif au Covid-19, aient été placées en quarantaine. Les autorités n’ont rien fait et il s’est avéré que l’une des enseignantes était aussi positive. L’école a dû fermer ses portes et les enfants renvoyés à la maison, mais les parents sont remontés contre la direction et le ministère de l’Éducation pour cette insouciance impardonnable.

Guillaine Rateau, la présidente de la Parents Teachers Association (PTA) de l’école, n’a pas fermé l’œil de la nuit après avoir appris qu’une des enseignantes placées en quarantaine était positive au Covid-19. Elle a multiplié les démarches en vue d’entrer en contact avec les responsables pour savoir quel était le protocole d’urgence à appliquer pour les enfants après ce développement, mais sans succès.  Hier matin, elle était encore debout devant l’école pour prévenir les autres parents qu’il fallait retourner les enfants à la maison, en attendant la position officielle du ministère de l’Éducation.

Finalement, la nouvelle a été confirmée et les parents ont été informés que l’école serait désinfectée dans le courant de la journée et que le personnel serait testé pour les besoins de Contact Tracing. Ce qui a provoqué la colère des parents qui se demandent pourquoi tester les enseignants seulement et non pas aussi les élèves et leurs proches. La police a même été mandée sur les lieux pour essayer de calmer les esprits. Guillaine Rateau n’a pu cacher sa colère : « Depuis mardi, nous réclamons la désinfection de l’école et c’est vendredi qu’on se décide finalement à le faire. Qui sait ce qui a pu se passer ces trois derniers jours ? Et si nos enfants ont été infectés entre-temps ? Le ministère devrait sans doute revoir son protocole. Pourquoi attendre la confirmation de cas positifs pour faire la désinfection ? » dit-elle.

Cette dernière déplore également le manque de communication des autorités sur la question. « À 7h le matin, on attendait une communication officielle du ministère pour prévenir les parents de ne pas envoyer les enfants à l’école. Finalement la nouvelle est venue tardivement et plusieurs parents avaient déjà fait le déplacement avec leurs enfants », poursuit-elle. De plus, ajoute-t-elle, une équipe du ministère de la Santé devait venir à l’école pour dépister les autres enseignants et peut-être les conduire en quarantaine, mais à 10h30, on attendait toujours.

En attendant, les parents étaient massés devant l’école, exigeant que leurs enfants et leurs familles soient aussi dépistés. Ils déplorent le fait que la direction de l’école ait fait appel à la police pour les disperser. Guillaine Rateau ne cache pas sa déception. « En tant que présidente de la PTA et conseillère du village de Tyack, j’estime légitime que les parents veulent être rassurés. Surtout si on n’a pas pris leur requête pour une désinfection de l’école en considération. Cette réaction de l’école me déçoit. Pour ma part, je pense avoir assumé mes responsabilités. Si je dois démissionner, je le ferai », ajoute-t-elle, visiblement très remontée contre la non-chalance des autorités.

D’autres parents n’hésitaient pas également à exprimer leur colère devant la situation. Certains ont préféré en avoir le cœur net en emmenant leurs enfants se faire dépister à l’hôpital de Rose-Belle. Ils croisent les doigts en attendant les résultats. La grande question qui se pose également concerne l’efficacité des vaccins. Car si les deux enseignantes étaient à l’école lundi, elles devraient être vaccinées. On sait que selon la GN 119, sous la Quarantine Act 2020, les personnes non-vaccinées ou ne produisant pas un test PCR négatif de sept jours ne peuvent accéder à l’enceinte d’une école.

Et la VPM et ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, est attendue avec des assurances à l’ensembe de la population estudiantine.

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