Même si rien n’est encore définitif quant au pays organisateur de la 10e édition des Jeux des îles en 2019, il n’en demeure pas moins que Philippe Hao Thyn Voon est revenu plus ou moins rassuré de son déplacement aux Comores.
À la tête d’une délégation qui comprenait Kaysee Teeroovengadum (assistant secrétaire général du Comité olympique mauricien), les Réunionnais Jean-François Beaulieu et Alain Lasnier, et le Seychellois Antonio Gopal, le président du Conseil International des Jeux (Cij) a ainsi pu effectuer un état de lieux en attendant le choix final quant au pays organisateur le 31 juillet prochain.
Selon Philippe Hao Thyn Voon, les moyens nécessaires devront être donnés aux Comores afin qu’elles réussissent leur pari et qu’elles tiennent leur engagement. « Les Comores possèdent une réelle envie d’organiser ces Jeux pour la première fois. Toutefois, ce pays a besoin d’aide. Nous avons appris qu’ils pourront être financés par des pays tels que l’Arabie Saoudite, la Chine ou encore la Turquie. Quant aux autres îles de l’océan Indien, nous pourrons leur partager leur expérience ». Pour le président du Cij, ce sera donc « un challenge » à être relevé pour l’État comorien.
Au niveau des infrastructures, Philippe Hao Thyn Voon avance que des améliorations devront être apportées, alors que les responsables comoriens ont avancé l’idée d’utiliser le lycée de Moroni comme Village des Jeux. Qui plus est, les rencontres avec le président et le vice-président de la République, de même qu’avec plusieurs membres du gouvernement, se sont avérées fructueuses. « Un nouveau gouvernement est en place et nous avons rencontré des dirigeants beaucoup plus réalistes », soutient-il.
Reste que plusieurs critères demeurent encore en suspens, notamment au niveau organisationnel. De ce fait, les représentants des Comores devront se montrer convaincants au cours de la réunion du Cij, avant que les dirigeants de cette instance ne se prononcent définitivement. Le drapeau des Jeux sera ensuite remis au représentant du pays organisateur le jour de la cérémonie de clôture, qu’est le 9 août.
Pour rappel, Maurice est également candidate à l’organisation de cette 10e édition. Un rapport conjoint ministère de la Jeunesse et des Sports/COM concernant la candidature mauricienne sera remis au Cij. Maurice se tient ainsi prête pour une troisième organisation, après 1985 et 2003, en cas de désistement des Comores.