Les sauveteurs font ce qu'ils peuvent en mettant leur propre vie en péril pour sauver des baigneurs inconscients et mal préparés pour affronter la mer qui ne pardonne aucune erreur

Depuis le début de l’année le nombre de personnes qui ont péri par noyade sont au nombre de sept.

La première noyade, dès le 2 janvier

Le premier à rendre l’âme dans l’eau était un homme d’une soixantaine d’années Pierre-Yves Sheik Adam, habitant la région de Floréal. Il a péri en mer le mardi 2 janvier, jour férié. Le drame s’est produit à la plage publique du Morne à la mi-journée.

Les six autres ont péri les mercredi 31 janvier et lundi 2 février, deux autres jours fériés

3 décès mercredi 31 janvier

Goind Sooreea, 49 ans, habitant Chemin- Grenier était parti pêcher avec son fils de 15 ans à La Prairie en début d’après-midi, lorsque sa pirogue a chaviré. Le mineur a pu être secouru alors que son père y a perdu la vie en se retrouvant à 2 mètres sous l’eau à la passe St. Jacques.

Le corps d’un autre homme âgé également de 49 ans a été retrouvé à Blue-Bay . Cet habitant de Rose-Belle a été identifié comme étant Sookracharya Rughoo,

Toujours mercredi, à Rivière-des-Créoles, le corps de Javis Naumjaud, 17 ans a été repêché par des membres du GIPM.

Les circonstances de ces deux noyades sont inconnues.

Trois autres victimes le jeudi 1er février

Un jeune de 25 ans originaire de Riche Terre, Bruno Botterave, a succombé à Trou-aux Biches devant sa famille impuissante, qui se trouvaient dans un bateau à fond de verre, lorsqu’il a voulu plonger dans une mer agitée. Il n’a pas résisté à la force des vagues.

À Le Goulet à Baie du Tombeau une jeune fille d’une vingtaine d’années sauvée de justesse des vagues de cette baie, Stevie Germain a perdu sa petite sœur de 11 ans, Stecy Germain et son fiancé, Kendy Allagapen, qui ont eux péri dans le lagon en se battant contre le courant.

Tous ont péri selon les médecins légistes d’une asphyxie due à la noyade.

Ils sont tous décédés, un jour férié, quand les mauriciens se rendent en plus grand nombre à la plage et paradoxalement quand il y a le plus grand nombre d’éléments et de moyens de secours.

Formation en natation obligatoire et conseils à écouter

Malheureusement la noyade est un processus rapide et pas toujours décelable instantanément. Et le plus gros problème que les autorités doivent appréhender, c’est qu’un grand nombre de nos compatriotes qui se rendent à la plage ne savent pas nager. Il faut donc en sus des plages surveillées, des moniteurs pour enseigner la natation au plus grand nombre. Il est évidemment urgent de rendre obligatoire l’enseignement de la natation dans toutes les écoles.

Dans un article de Week-end le 8 janvier dernier, les autorités expliquaient qu’il y a plusieurs typologies de noyade:

  1. Le handicap physique ou la maladie (comme l’épilepsie) qui se déclenche dans l’eau
  2. L’accident de bateau qui chavire dû à une forte houle et entraîne ses passagers dans la noyade,
  3. Le plus courant les gens ne savent pas nager

Il est conseillé aux Mauriciens de respecter des consignes de sécurité en mer:

  1. de ne pas nager après avoir pris un repas copieux ou avoir bu de l’alcool
  2. de toujours nager en parallèle avec la plage
  3. d’identifier les zones de baignade
  4. de ne pas s’aventurer là où il y a de forts courants.

La NCG et d’autres services de l’Etat ont toujours, en particulier les jours fériés, des effectifs qui seront postés sur toutes les plages à travers l’île et qui sont équipés pour parer à toute éventualité.