Il était exactement 15h59 lorsque le Réunionnais Jean-François Beaulieu a annoncé l’élection de Philippe Hao Thyn Voon. Le président du Comité olympique mauricien (COM) a été élu après un vote des cinq membres du Cij — Mayotte étant le 7e membre du Cij, mais qui n’a pas le droit au vote — en sa faveur. À 5-1, il devient le sixième président du Cij et le deuxième Mauricien à la barre, 27 ans après feu Jean-Roland Delaître.
Philippe Hao Thyn Voon a réussi à dégager le consensus qu’il recherchait autour de sa candidature, puisqu’Antonio Gopal des Seychelles, qui voulait un retour dans le fauteuil de président du Cij après un passage entre 2003 et 2007, n’a recueilli qu’une seule voix, celle de son pays.
Depuis l’arrivée des membres du Cij au Mercure Creolia Hôtel à St-Denis, les discussions n’ont pas cessé autour de cette présidence. Jean-François Beaulieu qui, il faut le reconnaître, a fait un formidable travail d’apaisement au sein du Cij, n’a pu se présenter à nouveau pour la présidence en raison du fait que la Charte du Cij n’autorise pas le pays organisateur des JIOI d’en assurer la présidence.
Antonio Gopal, qui est aussi le président du CNO des Seychelles, avait depuis quelque temps déjà annoncé ses intentions de revenir aux affaires à la tête du Cij. Mais Philippe Hao Thyn Voon, selon nos informations, avait déjà lui aussi commencé à sonder la situation lors des Jeux aux Seychelles en 2011. Les différentes réunions de l’ACNOA et du Commonwealth en Afrique aidant, et aussi avec le soutien de La Réunion, la candidature du président du COM à la tête du Cij a fait son chemin.
Mais la partie n’était pas pour autant gagnée, et hier matin encore, il fallait négocier avec les membres, alors qu’Antonio Gopal jouait un rôle plus effacé dans la course. Mayotte, qui selon l’Article 3 de la Charte des Jeux ne dispose que d’un statut d’observateur au sein du Cij, voulait être dans la direction. Sur cette question, les membres de cette instance ont préféré camper sur ce que stipule la Charte des Jeux.
Aussi, il n’a pas eu besoin de faire appel à la photo finish. Avec cinq voix en sa faveur, Philippe Hao Thyn Voon est devenu hier le 6e président du Cij depuis la création de ce dernier en 1978.