Malgré les protestations et les règlements en vigueur, l’accaparement de nos plages se poursuit au profit des proches du pouvoir. Les autorités jouent à un jeu dangereux en offrant des permis de construction sur les plages publiques et des permis d’opération aux loueurs de transats et de jet-skis. Les meilleures places sont réservées aux petits copains, dont les affaires prospèrent en toute quiétude.
Nos plages se réduisent comme une peau de chagrin. Celle de Trou aux Biches, très fréquentée par les Mauriciens, est désormais dotée d’un restaurant, malgré les multiples manifestations contre ce nouvel épisode d’accaparement du littoral. Le marquage des arbres se trouvant sur cette même plage laisse présager qu’ils seront abattus pour faire place à un parking.
Les plages du Morne, de Flic en Flac, de Péreybère, de Mont Choisy, de Trou aux Biches, parmi tant d’autres, sont envahies par les transats. Il arrive souvent que certains pique-niqueurs soient expulsés s’ils arrivent avant les loueurs de transat. Dans certains cas, cela débouche sur des conflits. Par ailleurs, le redémarrage des activités de jet-ski dans certains endroits restreint les activités nautiques du Mauricien lambda. Sans compter les portions de plage devant les hôtels qui sont souvent inaccessibles aux Mauriciens.