L’homme d’affaires sud-africain Peter Wayne Roberts, qui fera face à un procès en mars 2016 pour homicide involontaire (manslaughter) sur la personne de sa petite amie Lee-Ann Palmarozza, retrouvée morte dans la piscine de sa villa à Anahita Resorts, le 29 décembre dernier, s’est vu refuser la remise en liberté conditionnelle. Dans un Ruling rendu hier, le juge Bobby Madhub a statué qu’il existe de vrais risques que le Sud-Africain tente de fuir le pays.
Peter Wayne Roberts est en détention depuis janvier 2015. En attendant la tenue de son procès, il avait formulé une demande de remise en liberté conditionnelle, par le biais de son homme de loi, Me Gavin Glover. Ce dernier avait indiqué que son client était disposé à trouver un autre logement que sa villa à Anahita Resorts et que ses parents étaient prêts à se porter garants en remettant leurs passeports aux autorités et resteraient à Maurice avec l’homme d’affaires jusqu’à la fin du procès. Peter Wayne Roberts avait aussi signifié son intention de payer les frais d’une sentinelle, qui effectuerait sa surveillance 24/7.
La police avait objecté à la remise en liberté conditionnelle du Sud-Africain, soutenant qu’il y avait des risques qu’il retourne en Afrique du Sud pour fuir la justice mais aussi qu’il puisse interférer avec les témoins de l’enquête policière, à savoir des employés de l’hôtel. La police a ajouté qu’il avait été intercepté à l’aéroport SSR le 2 janvier 2015, tentant de quitter le pays alors qu’il s’était entendu avec la police pour rester à sa disposition pour les besoins de l’enquête.
La poursuite, représentée par Me Mehdi Manrakhan, avait d’ailleurs déclaré que le commissaire de police l’a informée qu’il n’avait pas les ressources nécessaires pour placer une sentinelle 24/7 pour la surveillance du Sud-Africain.
Après avoir pris en considération toutes les circonstances de l’enquête, le juge Madhub a conclu que les risques que Peter Wayne Roberts quitte le pays sont réels. Le juge a aussi tenu à souligner que la remise en liberté du Sud-Africain « can actually create public disquiet and create a lack of trust of the public in our justice system, at least for the time being. It is essential that public confidence in our criminal justice system be maintained », en faisant allusion à la plaidoirie de la poursuite, statuant qu’accorder la remise en liberté conditionnelle au Sud-Africain « will send the wrong signal to the public, namely “bail is for the rich” ».