Après un procès qui a duré plus d’un an, le jugement  dans le procès intenté par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) à la Mauritius Commercial Bank (MCB) sous les articles 3 et 8 de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act, couplés à l’article 44 (2) de l’Interpretation and General Clauses Act, est tombé hier. La coïncidence a voulu que le jugement sur cette fraude portant sur une somme de Rs 881 millions,  découverte le vendredi 13 février 2003, soit rendu un autre vendredi 13, soit 14 ans et huit mois après avec à la page 31, le jugement notant que “it is undisputed that Mr Robert Lesage was the petson who perpetrated the fraud”. La MCB a été reconnue coupable de n’avoir pas pris toutes les précautions nécessaires et de ne pas avoir adopté le mécanisme adéquat pour éviter des fraudes. Dans un jugement de 61 pages, l’ancienne magistrate Renuka Dabee, actuellement Deputy Master and Registrar de la Cour suprême, et Vijay Appadoo détaillent en trois volets les failles dans le système de contrôle interne de la banque ainsi que les pouvoirs excessifs accordés à l’ex-manager Robert Lesage. « We find that there is ample evidence in the present case to demonstrate that the procedures existed but were not complied to », soulignent les magistrats. La MCB risque une amende allant jusqu’à Rs 2 M.