Un nouveau dossier accablant est venu se greffer à la BAI Mega-Financial Scam, avec plus de Rs 6 milliards détournées et blanchies en faveur du Chairman Emeritus, Dawood Rawat, qui a pris la fuite en France avec sa légion d’honneur. Cette fois, les victimes de cette nouvelle arnaque ne sont autres que des employés de la clinique Apollo-Bramwell, leurs contributions au fonds de pension de l’ordre de Rs 50 millions considérées Missing. Ils réclament une enquête des autorités compétentes, soit de la Financial Services Commission et du Central CID avec pour principale cible le Chief Finance Officer de la clinique. D’autre part, des limiers de la police, sous la supervision de l’assistant commissaire de police Heman Jangi, ont pris la décision de solliciter une série de Judge’s Orders pour passer au crible toute une gamme de transactions bancaires douteuses avant de convoquer le Chief Operating Officer du groupe BAI, Seemadree Rajanah, pour interrogatoire Under Caution, et éventuellement des inculpations provisoires dans le cadre de l’opération « Daylight Robbery ».
Avec l’imminence de la décision des Special Administrators de BAI Co (Mtius) Ltd and
Related Entities, Mushtaq Oosman et Yogesh Basgeet en vue d’adjuger la clinique Apollo-Bramwell à un autre repreneur, des employés s’interrogent sur le sort réservé au fonds de pension contributif. À ce jour, ce fonds devrait représenter une somme de Rs 50 millions mais on ne relève aucune trace de cet argent dans les livres de comptes d’Apollo-Bramwell ; l’inquiétude des employés grandit de jour en jour.
Dans une lettre de dénonciations, des employés de la clinique, inquiets et bravant la campagne d’intimidation des Dawood Rawat Boys dans toutes les sphères, réclament des sanctions aux termes de la loi contre le Chief Finance Officer. Ils soutiennent qu’aux termes du contrat signé par les employés, la direction d’Apollo-Bramwell est tenue à contribuer 3 % des salaires à un fonds de pension avec un apport équivalent à chaque fin de mois.
« Ainsi, un montant minimal totalisant 6 % est payé pour chaque employé d’Apollo-Bramwell à la caisse de retraite, qui est gérée par BAI à travers le BAI Group Pension Fund », font-ils comprendre. Et d’ajouter qu’il incombe au BAI Pension Fund de faire fructifier ces contributions. Cependant, tel ne semble pas être le cas. « Les employés ont été dupés et escroqués pendant plus de deux ans. Le minimum obligatoire de 6 %, selon le contrat de travail, n’a pas été versé à la caisse de retraite de BAI sur une base mensuelle. Où est passé cet argent ? Qui les a utilisés et comment ? Pourquoi ont-ils agi de cette manière à l’encontre des employés », notent les employés désabusés d’Apollo-Bramwell dans cette communication.
Sans hésitation, ces employés accusent le Chief Finance Office, celui qui est présenté comme étant le Mastermind de l’arnaque BAI, dans cette affaire. « Le Trustee du BAI Pension Fund est également à blâmer car il n’a pas tiré la sonnette d’alarme ni n’a informé les autorités de ces escroqueries. Étrangement également aucun employé n’a reçu de relevés des contributions à la caisse de retraite à la fin de l’année contrairement aux règlements. Il semble avoir une arnaque bien organisée où Apollo et BAI ont volontairement caché cette information des employés de la clinique », s’insurgent les dénonciateurs.
Les employés abusés d’Apollo-Bramwell ne comptent pas rester les bras croisés et soumettent une série de demandes aux autorités et au repreneur éventuel à l’effet que
– toutes les sommes dues à la caisse de retraite du BAI Pension Fund (Rs 50 millions) soient restaurées à la caisse,
– qu’une enquête soit initiée sur le directeur de la clinique Apollo-Bramwell et le Chief Finance Officer sur le montant « siphoned off » et
– que chaque employé soit informé du montant de solde du fonds du BAI Pension Fund.
Ces employés d’Apollo Bramwell, qui souhaitent voir la FSC, le Central CID et l’Independent Commission Against Corruption, dont le nouveau QG est à deux pas de la clinique, procéder à une saisie de tous les dossiers à des fins d’enquête, voient dans cette escroquerie un parallèle avec celle perpétrée par un magnat de la presse en Grande-Bretagne il y a des années de cela. Ce propriétaire de presse, Robert Maxwell, qui avait vu grand et voulait concurrencer Rupert Murdoch, s’est suicidé en mer parce qu’ils avaient escroqué les contributions au fonds de pension de tous ses employés.
Sur le front des enquêtes, les limiers du Central CID ont cru nécessaire de recourir à une série de Judge’s Orders pour compléter le Money Trail avec le détournement des Rs 6 milliards au profit de Dawood Rawat avant de procéder à l’audition de Seemadree Rajanah, un homme de confiance de ce dernier. Ces ordres de la Cour suprême devraient ouvrir des comptes bancaires d’une série de protagonistes, qu’ils soient des individus bénéficiaires ou des entités en vue d’établir les Sources and Flows of Tainted Monies.
De ce fait, le rendez-vous du Chief Operating Officer, qui a pu effectuer un récent voyage au Canada, pourrait être repoussé si les documents bancaires ne sont pas disponibles…