Les récents détenteurs du Higher School Certificate entament désormais une autre étape de leur vie ; celle de formuler un projet d’études supérieures cohérent, en fonction de leur choix de matières, leurs résultats scolaires, leurs envies, leurs ambitions. Bien que décidé ou encore hésitant, un temps de réflexion est requis, car les chemins à prendre pour arriver à destination sont multiples. Pour les guider, les institutions d’études supérieures commencent déjà à tenir leur salon en vue de renseigner ces aspirants universitaires des possibilités existantes. Si les universités étrangères sont présentes dans plusieurs salons organisés ce week-end à travers leurs représentants locaux, les institutions locales privilégieront les journées portes ouvertes dans les jours à venir.
Les choix possibles d’études après le HSC sont très variés. Avec le nombre d’institutions d’études supérieures, tant au niveau local qu’international, différents chemins peuvent être suivis pour une même destination, qu’est d’obtenir un diplôme reconnu. Que vous soyez déjà décidé ou encore hésitant, un temps de réflexion s’impose pour formuler un projet cohérent.
La première étape est d’être bien informé sur les différents types d’études ainsi que les institutions qui les proposent. L’enseignement supérieur est dispensé dans une multiplicité d’établissements et sous divers diplômes. Cela donne lieu également à une multitude de choix.
Le secteur tertiaire à Maurice a connu d’importantes transformations depuis 1968. À l’époque, seule l’Université de Maurice (UoM) existait. Aujourd’hui, ce secteur est très diversifié et englobe quelque 70 institutions, publiques, privées et régionales, chacune ayant sa propre spécificité. Dans le secteur public, l’enseignement supérieur est dispensé à l’UoM mais aussi à l’Université de Technologie de Maurice (UTM), au Mahatma Gandhi Institute (MGI), au Rabindranath Tagore Institute (RTI), à l’Open University of Mauritius (OUM) — anciennement connue comme le Mauritius College of the Air —, au Fashion and Design Institute et à l’Université des Mascareignes. Trois institutions publiques, le Mauritius Institute of Training and Development (MITD), le Mauritius Institute of Health (MIH) et le Mauritius Institute of Education (MIE), dispensent également des cours menant à une licence. Par ailleurs, 64 établissements privés sont enregistrés localement, et proposent des formations allant du certificat au doctorat, avec des organismes certificateurs pour la plupart basés à l’étranger.
Étudier à Maurice
Pour ceux qui souhaitent rester étudier au pays, l’Université de Maurice reste la plus sollicitée en raison des coûts d’études abordables. Avec le nombre croissant d’étudiants qui souhaitent annuellement s’y inscrire, elle augmente à chaque rentrée son intake. L’Université de Maurice compte cinq facultés offrant au total plus d’une centaine de formations, entre autres en comptabilité, sciences sociales, génie civil, informatique et langues, menant à un certificat ou une licence. L’institution collabore aussi avec d’autres établissements tels que le Mahatma Gandhi Institute pour des formations plus spécialisées. Pour être éligible à un cours à l’UoM menant à un BA ou un BSc, un candidat doit avoir un Pass en English Language au niveau du School Certificate ainsi que cinq Credits dans d’autres matières relatives à la filière choisie et 2 A Level pour le HSC. L’Université de Maurice offre également des cours pluridisciplinaires.
À titre d’exemple, un BA Joint Humanities, qui englobe des cours de français, d’anglais, d’histoire et plusieurs autres matières. La pluridisciplinarité tient du fait que les cours vous permettent d’étudier plusieurs matières à la fois. Ce sont des licences en « Majeure/Mineure », avec une matière forte et une matière secondaire. À l’UoM, seuls les frais administratifs sont imposés. Ils peuvent tourner autour de Rs 14 400 par an, sauf s’il s’agit de compléter ses études de médecine à Bordeaux. Si les frais de scolarité sont gratuits en France également, l’étudiant doit trouver de l’argent pour son séjour, notamment pour le logement, qui est onéreux. Dans la catégorie des institutions publiques se situe l’Université de Technologie de Maurice. Cependant, alors que l’UoM fait payer uniquement les frais administratifs, les cours à l’UTM sont plus chers : un étudiant devra débourser Rs 22 300 par semestre pour un cours de son choix. Pour les trois ans d’études, cela peut se chiffrer à plus de Rs 140 000.
Si aujourd’hui un jeune souhaite obtenir une licence qui ne porte pas la signature d’une institution locale, plus besoin de se rendre à l’étranger. Avec la panoplie d’institutions qui proposent des cours accrédités et reconnus par des universités étrangères, le choix n’est plus restreint. Le Charles Telfair Institute (CTI) offre de nombreux cours, en partenariat avec la Curtin University of Technology d’Australie, ce qui explique l’engouement des jeunes depuis quelques années pour poursuivre des études dans cette institution située à Moka. Les cours couvrent plusieurs domaines tels le marketing, le commerce, la comptabilité, la communication et l’informatique. Pour les trois années d’études (Bachelor Degree), les étudiants doivent débourser 8 150 dollars australiens (Rs 252 650) à la Curtin University et Rs 326 240 à l’institution mauricienne, soit Rs 580 000 au total pour un diplôme au CTI. Cependant, des études en Australie auraient coûté plus de trois millions.
L’Amity Institute of Higher Education, la BSP School of Accountancy and Computing, l’ACCA Mauritius, le Mauritius Chamber of Commerce Institute, la JSS Academy, la Middlesex University Mauritian Campus et l’ISITECH Business School sont des exemples d’autres institutions en partenariat avec des universités étrangères. Pour ces institutions privées, les cours ne coûtent pas moins de Rs 300 000 par année d’études.