Le Conseil municipal de Beau-Bassin/Rose-Hill se réunira, mardi, en vue de l’élection d’un nouveau maire en remplacement du maire démissionnaire, Racheed Daureeawoo. Ce changement à la tête de l’administration municipale des villes-soeurs intervient, on le sait, dans le sillage des développements sur l’échiquier politique avec la conclusion de l’alliance PTr/MMM.
Élu maire de Beau-Bassin/Rose-Hill en décembre 2013, Racheed Daureeawoo est l’un des deux seuls conseillers MSM des villes-soeurs. Il a évoqué, jeudi, des “raisons politiques” pour expliquer sa démission, laissant ainsi comprendre, entre les lignes, que la nouvelle équation politique exigeait de lui une telle décision.
Le Conseil municipal de BB/RH – qui, outre les deux seuls élus MSM, ne compte que des conseillers MMM – se réunira, ainsi, mardi, pour l’élection d’un nouveau maire. Selon certaines informations, il se pourrait bien que le choix du remplaçant du maire démissionnaire se porte sur l’actuel adjoint-maire, Philippe Boodoo qui assure, entre-temps, la suppléance au poste de premier magistrat de la ville.
Si, donc, après la signature officielle, hier, de l’accord scellant la nouvelle alliance PTr/MMM, aucun problème de transition n’est à prévoir aux villes-soeurs, elle risque de faire des étincelles dans deux autres mairies. Dans la capitale, à Port-Louis, d’abord, où, contrairement à son collègue de parti des villes-soeurs, l’adjoint au lord-maire et élu MSM, Phalraj Servansingh, refuse de rendre son tablier.
L’affaire se corse davantage dans la mesure où il semble, selon certains, que le nouveau Local Government Act de 2011 aurait omis de faire provision pour toute éventuelle révocation d’un adjoint au lord-maire ou d’un adjoint-maire. Ce qui reste à être confirmé. Mais s’il s’avérait que cela est bel et bien le cas, il faudra alors à l’avenir un amendement à la loi pour corriger une telle anomalie.
Par ailleurs, il semble qu’à Curepipe, les jours de l’unique conseiller du MMSD, Mario Bienvenu comme maire depuis les municipales de décembre 2012 sont comptés, comme l’a implicitement laissé comprendre, hier, le Premier ministre et leader du PTr, Navin Ramgoolam (voir plus loin le compte-rendu de la signature de l’accord PTr/MMM).
À Quatre-Bornes et à Vacoas/Phoenix, villes respectivement déjà dirigées par un maire MMM et un maire PTr, aucun souci n’est à prévoir pour la nouvelle alliance PTr/MMM qui devrait, d’ailleurs, consolider, en commun, leur suprématie dans ces deux villes. Et avoir, d’autre part, le contrôle numérique sur l’ensemble des cinq mairies du pays.