Kishore Singh, ancien professeur de yoga au Centre Indira Gandhi pour la culture indienne (IGCIC) à Phoenix, observe que Maurice est un des rares pays au monde où l’intérêt pour le yoga s’accroît de jour en jour. Observation faite au Mauricien avant son départ pour l’Inde samedi dernier. Kishore Singh a travaillé à l’IGCIC durant les trois dernières années. Son successeur, Shivshankar Melgiri, est déjà en poste à Phoenix.
C’est avec beaucoup d’émotions que Kishore Singh évoque ce séjour. Pendant ces trois dernières années, il a travaillé avec 1 500 étudiants à l’IGCIC et au bureau du Président de la République à Réduit. « J’ai passé trois belles années à Maurice et je remarque que c’est un des rares pays où les gens s’intéressent de plus en plus au yoga et à leur santé. Ils sont aussi très curieux et désireux d’apprendre, et ce à tous les niveaux », fait ressortir notre interlocuteur. Pour lui, Maurice est « le pays idéal pour vivre ».
A son retour en Inde, Kishore Singh réintègre son poste de commercial au sein du ministère de l’Aviation civile indienne, où il dispense aussi des formations de yoga au personnel et à leur famille. Le gouvernement indien a converti une partie d’un centre communautaire en centre de yoga, à Vasant Vihar, New Delhi, fait-il ressortir. L’ancien professeur de yoga de l’IGCIC exprime le voeu de revenir à Maurice lorsqu’il sera à la retraite pour ouvrir un centre de yoga. « Je veux faire quelque chose pour vous. Mon rêve est d’ouvrir un centre totalement dédié au yoga et à sa thérapie pour les Mauriciens. » Détenteur d’un “master” en Administration publique, Kishore Singh complétera bientôt son Phd en yoga. Cependant, avec ses 50 ans d’expérience dans un ashram en Inde, il souhaite partager ses connaissances avec les Mauriciens. C’est à l’âge de 7 ans, après la mort de son père, que sa mère prend la décision de le mettre dans un ashram. « A l’époque, on gagnait Rs 12,50 et il était très difficile pour ma mère, à la mort de mon père, de subvenir aux besoins de tous ses enfants. Elle a alors souhaité me mettre dans un ashram. Le professeur a accepté et j’y ai grandi. J’ai appris tellement de choses », raconte notre interlocuteur. Kishore Singh y a suivi une formation académique traditionnelle au-delà de sa formation de yogi et en médecine traditionnelle. « I want to serve the people and this is the perfect place. No pollution, the climate is right, never too hot nor too cold… ».