Alors qu’en France, la Suède est sortie de l’Euro, éliminée par la Belgique, à Bagatelle, le drapeau jaune et bleu a la cote parmi les équipes qualifiées pour les huitièmes de finale ce samedi. C’est que FootFive Mauritius, ouvert depuis février dernier, et construit au coût de Rs 100 M environ, s’est mis à l’heure de l’Euro. Avec 250 équipes participantes au départ, 25 ont été qualifiées pour représenter des pays jouant à l’Euro 2016. L’occasion de mieux connaître cet espace de jeux disposant de quatre mini-terrains de foot recouverts. Un nouveau concept à Maurice.
De mini-terrains de foot, avec un gazon synthétique, à l’abri du soleil et de la pluie, encadrés de telle sorte que le ballon ne puisse sortir. Les joueurs jouent cinq contre cinq, d’où le nom, FootFive. Importé de l’étranger, ce concept semble répondre à une certaine demande de la part de fans de foot mauriciens, notamment les jeunes. « Après les heures de travail, on n’a pas beaucoup d’endroits où sortir avec les amis. L’idée était de pouvoir donner la chance aux Mauriciens amateurs de foot de jouer entre amis et y prendre plaisir. Personnellement, je ne suis pas fan de gym, j’aime les amis et le foot », explique Nicolas Lecordier, expert-comptable, et aujourd’hui directeur de ce centre de loisirs à Bagatelle. C’est de lui qu’a germé l’idée de promouvoir la création d’un tel espace il y a quatre ans déjà.
« Auparavant, je travaillais comme ‘audit manager’ chez PWC et le job était tellement prenant qu’il m’était difficile de réaliser mes rêves. J’ai ensuite créé une petite boîte de comptabilité, ce qui m’a laissé le temps de mieux réfléchir sur ce projet. J’ai présenté le projet à ENL, Food and Allied et La Sentinelle, et comme leurs représentants sont fans de foot, huit mois après, ils y ont adhéré. » C’est ainsi que trois ans après, le centre voyait le jour à Bagatelle.
Selon Nicolas Lecordier, « le fait que FootFive se trouve à Bagatelle représente un gros avantage car les gens nous voient tout de suite ». Ce qui diffère des terrains traditionnels en plein air : « C’est qu’ici, on touche plus souvent le ballon, qui ne sort jamais du terrain. Les joueurs sont toujours en train de courir. Le terrain est petit, mais c’est très épuisant pour les joueurs. Il s’agit de savoir jouer avec intelligence. Parfois, certaines équipes préfèrent venir à plus de dix personnes afin de faire des rotations », ajoute le directeur.
A 10h ce vendredi matin, les terrains sont déjà occupés. Selon Nicolas Lecordier, ce sont surtout les étudiants et ceux dont les horaires de travail sont flexibles qui viennent jouer à cette période de la journée. Ils en profitent aussi, vu que le tarif est moins élevé avant 15h et en jour de semaine.