L’ex-Chairman Emeritus du groupe BAI, Dawood Ajum Rawat, ne fait plus l’objet de “Red Notice” de la part d’Interpol dans le cadre de l’enquête initiée suite à l’écroulement de cet empire de Rs 35 milliards. C’est ce qui a été confirmé en début de semaine aux conseils légaux de Dawood Rawat, William Bourdon et Amélie Lefebvre, par l’organisation internationale. Raison évoquée : l’affaire serait “politicaly tainted”.

Ce développement fait suite à un recours logé auprès de la Commission de contrôle des fichiers (CCIF) d’Interpol depuis janvier 2017 avec la décision entérinée lors de la récente session de cette instance se déroulant du 30 septembre au 4 octobre. Dans son analyse des tenants et aboutissants du dossier soumis par les autorités mauriciennes et de la version de l’ex-Chairman Emeritus du groupe BAI, la Commission de contrôle des fichers d’Interpol note que « the commission also established that various political interferences occured during the course of the proceeding against the applicant ». Dawood Rawat s’est appuyé sur le fait que ses déboires, après les élections générales de décembre 2014, s’expliquent par sa proximité avec l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam.

La correspondance officielle adressée aux conseils légaux de Dawood Rawat fait état de « significant adverse implications for the neutrality of the organisation ». Pour justifier la suppression de la “Red Notice”, Interpol souligne que « there is a significant potential as a result of these factors or the organisation being perceived as facilitating politically motivated activities ».