Le plan de remboursement en une seule tranche aux clients du plan Super Cash Back Gold (SCBG) et Bramer Asset Management (BAM) semble avoir séduit la majorité. Selon la National Property Fund Limited (NPFL), l’exercice d’enregistrement qui a commencé le 10 juillet a attiré plus de 85% des clients qui ont accepté de recevoir leur remboursement selon le plan établi. « Après deux semaines de formalités, la plupart des clients sont venus se faire enregistrer pour leur remboursement », dit une source auprès de la NPFL. Selon elle, 75% des clients avaient déjà rempli leur formulaire en une semaine, alors qu’un certain scepticisme se présentait quant au reste. Ce sentiment se dissipe désormais avec le nombre de personnes qui ont fait le déplacement dans le différents bureaux de la NPFL. Cette instance se voit également livrer des cas qui étaient en étude par la Financial Intelligence Unit (FIU) sur des clients qui ne pouvaient pas déclarer leur source de revenus. À ce jour, sur 740 cas qui étaient en suspens, une centaine a obtenu le feu vert de la FIU et les clients concernés se sont rendus aussi à la NPFL, acceptant le remboursement accordé par le gouvernement. En ce moment, la FIU travaille sur une cinquantaine de cas qui seront probablement aussi envoyés à la NPFL.
Par ailleurs, les sociétés coopératives aussi incluses dans le plan de remboursement ont été appelées à remplir les formulaires d’enregistrement lundi dernier. « Nous avons accueilli une partie des responsables de ces sociétés pour des explications », dit notre source ajoutant qu’une campagne d’explications a débuté pour ces derniers. Selon Sreekissoon Gobin, secrétaire de la Vidur Cooperative Society, rien de concret n’est sorti après sa rencontre avec les officiers de la NPFL, lundi dernier. « On nous a demandé d’envoyer une liste avec les noms de nos membres. Cela peut-être prendra encore un peu de temps car les formalités n’ont pas encore été faites », dit-il. Sreekissoon Gobin garde espoir que d’ici la semaine prochaine, il sera de nouveau appelé à la NPFL pour que tous les membres de sa coopérative puissent être remboursés. D’ailleurs, plusieurs de ces membres avaient entamé une grève de la faim pour que leur voix puisse se faire entendre. Et parmi eux, certaines n’avaient jamais entendu parler de la BAI et connaissaient uniquement la coopérative comme une institution financière pour conserver leur argent.
Un cabinet d’avocats disposé à défendre les clients
Un cabinet d’avocats français a signifié son intention de prendre la défense des clients. C’est ce que dit le porte-parole de ces derniers, Salim Muthy. Contacté par Week-End, il explique que le contact avec ce cabinet d’avocats a été établi grâce à un bienfaiteur mauricien qui vit en France. Un avocat français issu de ce cabinet est attendu à Maurice incessamment. Mais pour Salim Muthy, il n’est pas question d’avoir recours à ces avocats en ce moment car le montant qu’ils réclameront sera exorbitant. « Il sera difficile pour les clients de donner leur argent à ces avocats après avoir connu des moments difficiles. Nous n’avons aucune garantie que ces avocats réussiront en Cour », dit-il. Selon ses informations, ce cabinet d’avocats a travaillé sur des cas similaires en Afrique. Il ajoute que le cabinet souhaite avoir des documents sur l’histoire de la BAI, sur le rôle de KPMG, la Financial Services Commission et la Banque de Maurice. « Ce sera difficile pour nous d’obtenir toutes ces informations », dit-il. Par ailleurs, Salim Muthy met en garde les clients du plan SCBG ou de BAM qui refuseraient de s’enregistrer pour se faire rembourser. Selon lui, certains avocats ont demandé aux clients de ne pas signer les formulaires mais d’aller réclamer justice en Cour. Il demande aux clients qui veulent choisir cette voie de demander une garantie auprès de ces avocats qu’ils ne perdront pas leur argent.
L’exercice d’enregistrement pour les clients du SCBG et BAM a commencé le 10 juillet et a été étendu à jeudi dernier. Les enregistrements se feront jusqu’au 31 août. Les clients du plan SCBG ayant investi jusqu’à Rs 200,000 dans le plan seront remboursés à 100% alors que ceux qui ont investi de Rs 200,001 à Rs 2 millions obtiendront 70%. Et ceux au-delà de Rs 2 millions n’obtiendront que 60% de leur investissement.
Les investisseurs du BAM recevront 85% de leur investissement de Rs 200,000. Ceux qui ont investi de Rs 200,001 à Rs 2 millions recevront 70% de leur remboursement et ceux au-delà de Rs 2 millions ne recevront que Rs 50% de leur somme investie. Entité responsable du remboursement, la NPFL s’acquittera de cette tâche à partir du 3 septembre prochain en une seule tranche. Une somme de Rs 6,5 milliards a été décaissée pour que le gouvernement honore ses engagements envers ces clients.