La Flower show and Art exhibition organisée sur le parc de la State house à Réduit, prend fin aujourd’hui. Au programme de cette dernière journée culturelle et artistique ouverte au public : atelier de peinture et démos en plein air par l’Internationale Watercolors Society (IWS) ainsi qu’une expo-vente des travaux. Durant cette activity week qui a été lancée le vendredi 19, des artistes tels que Paolo Alleaume, Frederique Cerafinn, Faizal Dilloo, y exposent aussi leurs oeuvres. Cet événement accueille aussi une expo-vente de différentes variétés de plantes ornementales comme la sapin conifère nain et les plantes nommées succulentes (mais pas comestibles) aussi appelées plantes grasses. Le clou peut-être de cette exhibition se trouve à l’intérieur d’un des chapiteaux installés dans le jardin : en effet, une fontaine décorative en bambou avec plantes flottantes, un banc en bambou, et une harmonieuse disposition des gerbera et anthurium dans des tiges de bambou attirent le regard… Présentés par la Food and Agricultural Research and Extension Institution (FAREI), cette galerie sous chapiteaux remet en honneur cette plante qui, il fut un temps, était très utiles aux Mauriciens pour clôturer leurs maisons, avant l’invasion du béton.
A la FAREI, qui s’est enrichie d’une belle collection de bambous de différentes sortes, il s’agit surtout d’informer sur les divers usages de cette graminée au profit de l’environnement. L’un de leurs objectifs est de promouvoir son utilisation. D’ailleurs, une bambouseraie a été créée en 2011 à Wooton sur une superficie d’un arpent afin d’assurer la recherche et le développement de la cinquantaine de variétés qui y couvrent encore le sol de l’île, et de promouvoir sa culture. Pour découvrir les différentes variétés du bambou, une visite s’est imposée à la bambouseraie de Wooton.
Si nous connaissons tous le bambou comme “mur naturel” utilisé comme clôture, il existe aussi d’autres variétés qui sont devenues des incontournables dans l’art paysager. D’autres tiges du bambou peuvent servir à créer un espace zen, une atmosphère relaxante, tandis que leurs pousses sont comestibles. Il en existe une cinquantaine d’espèces chez nous et qu’elles propres à la fabrication de meubles, de parquets, d’instruments de musique, de récipients et pour la confection d’objets artisanaux. Et bambouseraie vend aussi du bambou comestible à ceux qui goute la saveur et savent appréter la spéciale de cette graminée. L’espèce appartenant au type Phyllostachys, par exemple, est un des bambous les plus spectaculaires avec sa brillante couleur jaune orangé. Ses pousses sont excellentes pour la salade. Les espèces appartenant à la famille de Phyllostachys poussent sur les montagnes, près des rivières.
À Maurice, notamment à la station de recherches de FAREI, une cinquantaine de variétés y ont été collectées à travers l’île dans le cadre de leur projet “Research and Development” du bambou. Le projet a démarré en 2011. Avant cela, aucune recherche et aucun développement sur le bambou n’ont été menés dans le contexte local, nous dit-on. Accompagné de Hiranee Gowreesunkur, Research scientist à FAREI, nous allons faire un tour d’horizon des variétés cultivées à Wooton, des variétés exotiques déjà adaptées à notre climat. La visite guidée est instructive.