Ravin Dajee, directeur général de Barclays Bank Mauritius Ltd, a annoncé la préparation d’un nouveau plan d’assistance aux Petites et moyennes entreprises (PME). C’était vendredi soir lors d’une réception offerte au Domaine Anna, aux clients de la communauté sino-mauricienne pour marquer le Nouvel An chinois. Ravin Dajee devait, par la même occasion, soutenir que la diversification hors du marché européen est devenue un impératif compte tenu des conditions économiques prévalant dans la zone euro.
Réagissant aux remarques faites de part et d’autre à l’effet que les PME ne sont pas soutenues comme il se doit par les banques, Ravin Dajee a déclaré que ces critiques sont en partie vraies. « Je pense que les banques devraient et pourraient faire plus en faveur des PME », a-t-il reconnu, avant de faire état, dans la foulée, du projet de la Barclays de venir de l’avant, d’ici juin 2015, avec un plan de soutien aux PME qui aidera ces dernières dans la gestion des liquidités. Ravin Dajee a laissé entendre que Barclays Africa a déployé un plan semblable au Kenya, lequel a donné des résultats satisfaisants. Le directeur général de Barclays Bank Mauritius n’a pas manqué de rappeler que les banques ont effectué des décaissements de l’ordre de Rs 4,5 milliards en l’espace de trois ans sous le plan spécial de financement des PME. « Je peux vous assurer que les banques veulent apporter leur concours aux PME sur le long terme, surtout à celles ayant des problèmes de liquidités. »
Évoquant ensuite la question de “pricing” des produits et services des banques, Ravin Dajee a fait ressortir que la détermination des coûts est associée aux risques pris. Il a en outre laissé entendre que les banques devraient accorder priorité au financement des compagnies qui sont tournées vers l’exportation tout en plaidant pour une diversification des exportations hors de la zone euro. « Plus de 50% de nos exportations sont dirigées vers la zone euro », a-t-il indiqué, « mais la situation qui y prévaut exige une certaine prudence ». Se référant au taux de change euro-dollar américain, il a indiqué qu’il y a des inquiétudes que ce taux, qui tourne actuellement à 1,10 dollar pour un euro, ne descende davantage pour atteindre un niveau de parité. « Si cela se produit, les conséquences risquent d’être très graves pour l’économie mauricienne », a-t-il commenté.
Le directeur général de Barclays Bank Mauritius a alors plaidé pour la diversification des exportations, estimant que les pays émergents présentent de meilleures opportunités au vu de leur taux de croissance. Il a aussi exhorté les hôteliers mauriciens à considérer la diversification des marchés hors de la zone euro comme un point central de leur stratégie.