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Un employé de la CWA étranglé par deux manifestants

La situation était tendue hier soir à Camp-Diable, où une cinquantaine d’habitants sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement concernant la fourniture d’eau, les robinets étant en effet à sec depuis quatre jours. Vers 23h30, la police de la région a dû solliciter du renfort auprès de la Special Supporting Unit pour ramener le calme.
Selon nos informations, les manifestants se sont rassemblés à l’Old School Road vers 21h, bloquant l’accès aux véhicules. Une équipe de police menée par l’ASP Appadu s’est rendue sur place pour parler aux habitants, lesquels étaient très remontés contre la Central Water Authority (CWA). La police a alors contacté des représentants de la CWA, qui ont promis de rétablir l’eau « au plus vite ».

Entre-temps, deux camions-citernes sont arrivés à Camp-Diable pour la distribution d’eau. Mais, certaines personnes n’étaient toujours pas satisfaites et s’en sont prises à un “general worker” de 41 ans. Ce dernier a alors porté plainte à la police en soutenant que deux manifestants ont commencé à l’insulter. Le quadragénaire a soutenu avoir tenté de leur faire entendre raison en déclarant qu’il n’est qu’un simple employé et que ce n’est pas lui qui décide de la fourniture d’eau. Mais certains habitants n’ont rien voulu entendre. C’est alors que deux suspects, dont l’identité est connue par la police, ont giflé la victime avant de l’étrangler. Mais, des volontaires sont intervenus pour repousser l’agresseur. Craignant pour leur sécurité, le “general worker” et les autres employés de la CWA ont quitté les lieux, laissant les camions-citernes sur place. À la police, le quadragénaire a avancé qu’il avait des douleurs au cou et qu’il a souhaité se faire examiner par un médecin.

Les habitants de Camp-Diable étaient en effet très remontés car non seulement les camions-citernes bloquaient la route, mais la distribution d’eau n’a également pu se faire. Finalement, c’est la police qui a fait une médiation entre les habitants et la CWA. Les chauffeurs des camions-citernes ont repris place dans leurs véhicules sous escorte policière et devaient quitter les lieux peu après.

Par ailleurs, un habitant de la localité, 47 ans, a logé une “precautionary mesure” hier soir en soutenant avoir contacté un inspecteur de la CWA à plusieurs reprises concernant la coupure d’eau. Ce responsable lui a assuré qu’il fera le nécessaire, mais selon le plaignant, « rien n’a été fait ». Comptant se rendre au quartier général de la CWA pour se plaindre de cette situation, il a assigné comme témoin le président du conseil de village de Camp-Diable. À ce stade, la police n’a pas encore interpellé les deux habitants qui ont agressé le “general worker”. L’enquête se poursuit sous la supervision de l’ACP Ramsurrun.