Cyclones, montée des eaux… Les États insulaires apparaissent de plus en plus fragilisés face au réchauffement planétaire. Dernier cas en date : le Vanuatu, entièrement dévasté par le cyclone Pam.
Risques de cyclones plus intenses mais surtout élévation du niveau de la mer… Les États insulaires, comme le Vanuatu, sont très exposés aux conséquences du réchauffement de la planète, d’où leur détermination à faire entendre leur voix dans les négociations internationales sur le climat. “Ces territoires font partie des endroits les plus vulnérables” face au rythme inédit du changement climatique, rappelait la climatologue Valérie Masson-Delmotte, au lendemain du cyclone dévastateur au Vanuatu.
“En raison de l’élévation du niveau des mers attendue pendant toute la durée du XXIe siècle et au-delà, les systèmes côtiers et les zones de faible altitude seront de plus en plus exposés à des impacts négatifs comme la submersion, l’inondation et l’érosion des côtes”, estime le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), référence au niveau mondial, dans son dernier rapport. Selon la géographe Virginie Duvat-Magnan, qui a participé aux travaux du Giec, environ 4 millions de personnes vivent aujourd’hui dans une île corallienne de moins de 1 km2 et d’au mieux trois mètres d’altitude. Et certains de ces îles culminent à moins d’un mètre.
Les archipels des Kiribati et de Tuvalu dans le Pacifique ou les Maldives dans l’océan Indien sont ainsi particulièrement menacés par la submersion permanente de leurs terres. Car, après une hausse moyenne de 20 cm au XXe siècle, les océans devraient encore s’élever de 26 à 86 cm à l’horizon 2100 par rapport à la moyenne 1986-2005, selon le Giec.