Pour répondre à la demande croissante en matière d’énergie, le Central Electricity Board (CEB) déploie les grands moyens, en dépit d’une situation financière difficile avec des prévisions de Rs 200 millions de profits seulement pour 2012 comparés à Rs 1 milliard en 2011. Ce qui représente des pertes d’environ 80%. C’est ce qu’a indiqué le président du conseil d’administration de l’organisme, Balraj Naroo, lors d’un point de presse en fin de semaine. Une occasion d’annoncer que la 2e phase du projet de Fort Victoria visant à augmenter par 60 MW additionnels la capacité de la production d’électricité devrait être opérationnelle en juillet prochain. Des investissements de l’ordre de Rs 2,7 milliards ont été nécessaires pour la mise en place des 4 générateurs de 15 MW chacun qui assureront le service.
« Le CEB est en train de préparer l’avenir en termes d’attente de la population et dans le pays », a d’emblée fait ressortir Balraj Naroo. Au centre de vives critiques relatives aux cas d’ingérence dans la gestion interne et quotidienne du CEB, le président de l’institution, entouré des membres du board et autres officiers, a tenu jeudi, lors d’une conférence de presse, « à établir une bonne relation avec la presse. » Se félicitant de la bonne marche de l’organisme qu’il préside, Balraj Naroo a passé en revue les divers projets enclenchés par le CEB pour satisfaire la demande de la population. Le dernier rapport des Statistiques relatif à la consommation d’énergie indique que la vente de l’électricité est passée de 2,174 GWh en 2010 à 2,228 GWh en 2011, soit une hausse de 2,1%.  En février dernier, la production d’énergie par le CEB a atteint une pointe de 429 MW.
Le plan d’action du CEB pour la période 2003-2012 tirant à sa fin, les techniciens de l’organisme planchent actuellement sur une nouvelle stratégie pour relever les défis majeurs qui guettent le CEB pour les dix prochaines années, a indiqué Balraj Naroo. Il est ainsi revenu sur la situation financière du CEB indiquant que l’organisme espère finir 2012 avec des profits de Rs 200 millions seulement contre Rs 1 milliards en 2011. Ce qui représente une baisse de 80%. Une situation qui s’explique par la situation économique mondiale, dont la hausse de plus de 25% du prix d’importation des produits pétroliers et de charbon ainsi que l’investissement massif dans plusieurs projets qu’entreprend le CEB actuellement pour améliorer sa production d’énergie.