Depuis le début de l’année, les habitants de Chamarel – et en particulier les étudiants prenant la navette pour Rivière-Noire – rencontrent beaucoup de difficultés. Un des deux opérateurs qui desservait la région s’est retiré. Résultats : les autobus sont bondés. Ce qui représente un danger sur cette route sinueuse et réputée difficile.
Jusqu’à tout récemment, deux opérateurs d’autobus « individuels » assuraient la navette Chamarel–Rivière-Noire le matin. Trois départs étaient prévus, soit à 7h30, 7h45 et 8h. Mais depuis la rentrée, le bus de 7h45 ne passe plus, avec pour résultat un reflux de passagers dans les deux autres autobus. Chaque jour, ceux-ci repartent ainsi bondés, tandis que certains passagers restent parfois à quai.
Rico L’Intelligent, président du village de Chamarel, tire la sonnette d’alarme et rappelle que la route descendant vers Case-Noyale est réputée dangereuse et qu’un accident peut survenir à tout moment. « La route comporte de nombreux tournants et la descente requiert beaucoup de maîtrise de la part du chauffeur. Mais avec autant de passagers dans l’autobus peut-il avoir cette maîtrise ? En plus il s’agit d’enfants entassés dans ces bus comme des sardines en boîte. N’attendons pas un drame pour réagir. »
Sollicité sur ce sujet, un responsable de la National Transport Authority (NTA) affirme être au courant du problème. Il explique que le deuxième opérateur s’est retiré du trajet. La route 58, comprenant le trajet Chamarel–Rivière-Noire, poursuit-il, comporte quelques difficultés. « Il s’agit d’une route circulaire, c’est-à-dire que l’on démarre à Chamarel, que l’on s’arrête à Rivière-Noire et qu’on repart à Chamarel. » Pour certains opérateurs, ce n’est pas rentable, raison pour laquelle l’autobus Perle du Jour, qui assurait la navette de 7h45, est parti pour un autre trajet. La NTA travaille actuellement sur ce dossier, nous assure l’officier, et cherche à trouver une solution « au plus vite ».