Si les études en médecine en français et en anglais sont plus connues des Mauriciens, l’université Charles, de Prague, offre aussi l’opportunité aux étudiants étrangers de poursuivre leur formation en langue tchèque et de ne payer aucun frais de scolarité tout le long de leurs études. Zdenek Pressl, le représentant de cette institution, que Le Mauricien a rencontré dans les locaux de l’Overseas Education Centre (OVEC), nous parle de leur système d’éducation et de ses maints avantages pour les étudiants venus d’ailleurs. « Students who choose to do their studies in Czech language benefit from the same avantages as local students », souligne-t-il.
 
La Charles University de Prague compte six facultés de médecine réputées dans le pays. Le plus grand nombre d’étudiants de nationalité étrangère, soit presque 7 000, sont inscrits à l’Université Charles de Prague, dont une grande partie se spécialisent dans le domaine des sciences pharmaceutiques et médicales. Trois facultés se situent à Prague alors que les trois autres se trouvent en dehors de la capitale tchèque. Ce qui distingue cette institution des autres pays européens offrant des formations en médecine, c’est que l’étudiant étranger peut décider de faire ses études dans la langue maternelle de ce pays. Ils doivent cependant payer seulement une année de scolarité à l’Institut de langue et de la formation professionnelle de l’université Charles avant de passer par l’examen d’entrée pour être admis. Les frais pour les cours de langue, qui dure une année académique, est de 5 140 euros pour les étudiants en médecine. « Ces examens sont très compétitifs car les étudiants tchèques sont aussi dans le concours », explique M. Pressl. Cependant, une fois admis, l’étudiant étranger bénéficiera des mêmes avantages qu’un étudiant local. Dans une université publique, la scolarité est gratuite pour la plupart des cursus en langue tchèque. Ainsi, l’étudiant n’aura qu’à débourser pour ses “living expenses”. Les tarifs varient d’une ville à l’autre, mais les dépenses sont sensiblement inférieures à celles des pays d’Europe occidentale. Il faut ainsi compter un budget d’environ 300 à 600 euros par mois pour vivre. Toutefois, l’étudiant peut toujours choisir de poursuivre ses études en anglais. Cependant, des frais d’inscription sont réclamés dans les cursus dont la langue d’enseignement est l’anglais. Les prix varient selon les disciplines et les facultés. D’ailleurs, souligne M. Pressl, les facultés disposent d’une grande autonomie dans leurs politiques et décisions. Le gouvernement tchèque fournit également 130 bourses pour des étudiants en “bachelor”, en “master” ou en doctorat dans le cadre d’une aide internationale.
La République Tchèque, fait ressortir M. Pressl, attire de plus en plus d’étudiants étrangers, qui se plaisent à Prague et dans les grandes villes à l’ambiance conviviale. Et de renchérir : « De plus en plus d’étudiants étrangers choisissent l’Europe de l’Est pour leur cursus en médecine, dentisterie ou pharmacie. Si cette région accueille encore bien moins d’étudiants du monde entier que l’Europe de l’Ouest, elle semble toutefois susciter un intérêt croissant », affirme le représentant de l’institution.
Par ailleurs, si la reconnaissance des diplômes en médecine a souvent suscité plusieurs difficultés pour les étudiants ayant terminé leurs études, la Charles University, elle, offre aux étudiants internationaux la possibilité de poursuivre leur “post-graduate studies” et de travailler dans n’importe quel pays d’Europe. « Ils doivent présenter le cursus de leur formation précédente ainsi que leurs qualifications et le choix final de reconnaître ou pas ce diplôme revient à la faculté. They must ask for the faculty to recognise their degree. We do have special agreement with educational board for medicine », explique notre interlocuteur.
À noter que la visite de la Charles University pour rencontrer les étudiants mauriciens fait suite à un accord entre l’OVEC et l’institution après une visite de prospection effectuée par le Dr Dorish Chitson cette année à Prague. L’institution a accueilli dans le passé certains étudiants mauriciens, enfants de médecins eux-mêmes, notamment le fils de l’ancien ministre de l’Éducation, le Dr Vasant Bunwaree, et celui du Dr Amina Sorefan. Avec ces nouvelles opportunités, le Dr Chitson souhaite que les étudiants mauriciens aspirant à une carrière en médecine disposent des meilleurs moyens pour poursuivre leur formation. Outre les six facultés de médecine du pays, l’institution compte également plusieurs autres facultés, entre autres celle de droit, des arts, de la science, des sciences sociales et du sport, ainsi qu’une panoplie de cours proposés.