Les candidatures sont lancées pour les ateliers professionnels du prochain festival Île Courts qui se tient 6 au 10 octobre, les aspirants cinéastes intéressés devant déposer leur candidature avant le 24 août (dossiers téléchargeables sur www.porteursdimages.org). Comme l’an dernier, quatre ateliers sont programmés pour cette huitième édition, dont un en anglais, les autres étant en français. Ils s’articulent autour de trois types de compétences : l’écriture, la technique et la réalisation.
En matière d’écriture, les postulants ont le choix entre le scénario de fiction et le documentaire. À la fois scénariste et réalisateur, Renaud Cohen est bien placé pour donner toutes ses chances à un scénario de se concrétiser dans les meilleures conditions possible. Cet ancien résident de la Villa Médicis a fait parler de lui en 2012 avec Au cas où je n’aurais pas la palme d’or, une comédie dans laquelle il joue lui-même le rôle du cinéaste prêt à tout pour tourner son film depuis qu’il a appris qu’il était atteint d’une maladie grave. Ce cinéaste est un grand admirateur de Nanni Moretti et Woody Allen.
Fidèle parmi les fidèles, Chantal Richard revient pour continuer de pousser les jeunes cinéastes mauriciens à donner des images à notre histoire… Cette réalisatrice s’épanouit autant dans la fiction que le documentaire, l’un étant très complémentaire de l’autre. Elle écrit actuellement une fiction qui a pour décor le bocage normand, sous le titre Le monde de Pascal, et prépare le documentaire La vie idéale qui la conduira en Corée du Sud.
Le volet technique se concentre cette année sur l’art du montage avec une orfèvre en la matière, en la personne de Nadia Ben Rachid qui est aujourd’hui la monteuse attitrée de tous les films d’Abderrahmane Cissako. Parmi les sept Césars que Timbuktu a remportés en début d’année, il y avait celui du montage… Ce film a également remporté un Oscar et deux prix à Cannes l’an dernier. Riche de 25 ans d’expérience, Nadia Ben Rachid a appris son métier aux côtés de cinéastes tels que Roman Polanski, Claude Berri ou Roland Joffé… Avant le succès phénoménal de Timbuktu, elle a remporté en 2013 le 1er prix final cut à la Mostra de Venise pour Le Challat de Tunis de Kaouther Ben Hanier. Travail minutieux et très intuitif, le montage est la dernière écriture d’un film avant sa sortie. Les stagiaires apprendront, à partir de rush de tournage, à rythmer les images, créer des continuités et des ruptures, et rendre intelligible le projet du réalisateur.
Le stage de réalisation se concentre sur l’anatomie d’un film cette année. Il sera animé par un réalisateur anglophone, qui aidera les participants à maîtriser toutes les étapes conduisant du scénario au film qui passent par le découpage, la composition, le story-board, les repérages, etc., autant d’outils indispensables à la préparation d’un bon tournage.