Pas moins de 144 bus de la CNT sont mis à la disposition des étudiants à travers le pays, dont 25 rien que dans le Sud. Si cette initiative vise à simplifier la vie des collégiens, elle est toutefois source de conflits. Tandis que les travailleurs du transport s’indignent des « abus » de la gratuité du transport, les étudiants, eux, déplorent la qualité du service…
Le concept du bus scolaire est une facilité pour les étudiants et un apaisement pour leurs parents. Mais dans les faits, les collégiens du Sud font entendre un autre son de cloche. Ces derniers reprochent ainsi à la CNT sa qualité de service.
Christophe Montocchio, étudiant dans cette région de l’île, déclare ainsi que les bus « scolaires » n’ont pas d’heure fixe. « Parfois, le bus passe trop tôt ou trop tard. Donc, les étudiants sont contraints de prendre les bus publics », dit-il, avant d’ajouter avoir déjà été victime de problèmes techniques. « Une fois, alors que nous avions examen, le bus est tombé en panne à trois reprises. On a dû attendre afin d’avoir un bus. Du coup, on est arrivé en retard pour l’examen », relate Christophe.  
Une expérience que Jean-Pierre Jérome, voyageant de Rivière-Des-Anguilles à Curepipe, a aussi vécu. À un détail près : il a dû changer de bus… quatre fois. Selon ce dernier, le nombre de places limitées des bus scolaires incite beaucoup d’élèves à opter pour les autres bus. « Certains étudiants ne prennent pas le bus car ils sont trop remplis », déclare-t-il.