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  • Une marche pacifique prévue bientôt

La situation semble aller de mal en pis à la Mauritius Revenue Authority (MRA). Au drame de la mort subite d’un employé sur son lieu de travail durant la semaine écoulée viennent s’ajouter la pression imposée quotidiennement exercée sur les employés et les « mauvaises conditions de travail ». C’est ce que fait comprendre le président de la Mauritius Revenue Authority Staff Association (MRASA), Jean Claude Jonckeer.

« C’est un sentiment de révolte et de frustration au plus haut niveau. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le décès d’un collègue au travail », soutient le président de la MRASA. Selon lui, le public « n’est pas au courant de ce qui passe à l’intérieur » de cette institution « à problèmes ». Cet employé, selon le syndicaliste, « a trouvé la mort à cause de pressions inutiles exercées sur lui ». Il fait ressortir que ce dernier avait demandé quelques jours de congé à son supérieur, mais que sa requête avait été refusée.

«La pression est exercée par la direction sur les employés qui respectent les ordres et ne refusent pas de travailler.  Deux employés en sont victimes sur leur lieu de travail à cause de la forte pression exercée sur eux », dit-il. Selon lui, une des victimes est d’ailleurs toujours admise à l’hôpital. « Nous avons noté que de plus en plus d’officiers ont des problèmes cardiaques et d’hypertension à cause de la direction », ajoute le syndicaliste.

Pour lui, la direction ne témoigne « aucun sentiment de respect » envers les employés. Jean-Claude Jonckeer dénonce cette situation car, pour lui, « les gens ne peuvent pas continuer à subir de telles pressions pour, ensuite, mourir ». Du fait de cette situation, il observe un “mass retirement” quelque temps.

Parlant du département des douanes, il déplore que les heures de rotation changent chaque année pour les employés. Les conditions de travail, dit-il, « sont difficiles, et les règles ne sont pas respectées ». Le “Collective Bargaining” entre le syndicat et la direction, selon lui, « n’est pas non plus respecté », le directeur général de la MRA accusant le ministère des Finances de “lent”. Ce qui expliquerait, selon le syndicaliste, que la direction « n’arrive pas à mettre en place certains points de l’accord ».

Le président de la FSCOU, Narendranath Gopee, a vertement critiqué le directeur général de la MRA, Sudhamo Lal, réclamant que « son contrat soit résilié », tout comme celui du directeur général adjoint. « Le directeur a perdu ses repères et est mal conseillé », dit-il encore, observant que cette institution « compte aussi une “Lakwizinn” très restreinte » s’agissant des membres.

Il dénonce également la façon d’opérer de la MRA qui, selon lui, « mett lamin dan poss dimoun pou kapav tire kass », alors que « ce n’est pas son travail ». Il déplore que l’institution « opère avec des principes qui ne sont pas respectés ». Et de regretter que la direction ne trouve « aucune solution aux problèmes des employés ».

Selon Jean-Claude Jonckeer, cette situation perdure depuis trois ans, « sans que rien n’ait été fait pour améliorer la situation » des employés. Aussi annonce-t-il une manifestation devant le bâtiment de la MRA et une marche pacifique.