Les chefs d’État, de gouvernements et hauts représentants réunis à Addis-Abeba du 13 au 16 juillet ont convenu d’un cadre global de financement du développement pour l’après-2015, affirmant leur volonté politique de créer, à tous les niveaux, un environnement propice au développement durable, dans un esprit de partenariat et de solidarité planétaires. Dans une déclaration au Mauricien, le ministre des Affaires étrangères Étienne Sinatambou, qui participe à cette conférence, a expliqué que la mise en oeuvre du Programme de Développement post-2015, qui sera adopté lors du sommet des Nations Unies (Onu) à New York en septembre, exigera des moyens d’exécution tout aussi ambitieux que viables.
« Nous nous sommes réunis pour mettre en place un cadre prospectif global et pour nous engager à prendre des mesures concrètes axées sur le renforcement du cadre de financement du développement et sur les moyens de mise en oeuvre du programme de développement universel pour l’après 2015 », a déclaré Étienne Sinatambou. Selon lui, le Programme d’Action d’Addis-Abeba, issu de la troisième Conférence internationale des Nations Unies sur le financement du développement, est très ambitieux dans la mesure où les chefs d’État, de gouvernements et leurs représentants se sont engagés à respecter les droits de l’homme, le droit au développement, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles. Ils ont déclaré qu’ils s’attacheront à promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives et qu’ils s’orienteront résolument vers un système économique mondial qui ne laissera de côté aucun pays et aucun individu, en assurant un travail décent et des moyens productifs pour tous, tout en préservant la planète pour nos enfants et pour les générations futures.
Cette troisième Conférence internationale a permis de constater qu’en dépit d’avancées économiques importantes dans le monde, de nombreux pays, particulièrement des pays en développement, continuent de faire face à des difficultés considérables, et certains ont même enregistré de nouveaux reculs. Dans de nombreux pays, les inégalités se sont fortement aggravées. La crise économique et financière de 2008 a mis à jour les risques et les vulnérabilités du système économique et financier international. De même, les chocs que produisent les crises économiques et financières, les conflits, les catastrophes naturelles et les épidémies se répandent rapidement dans le monde fortement interdépendant qu’est le nôtre. Le Programme d’Action d’Addis-Abeba a été adopté jeudi en début de soirée, à titre de document final de la Conférence, qui a recommandé que l’Assemblée générale de l’Onu l’approuve à sa 69e session à New York en septembre. À travers ce programme, les chefs d’État, de gouvernements et hauts représentants entendent éliminer la faim et la pauvreté dans le monde et réaliser le développement durable dans ses trois dimensions, à savoir la croissance économique pour tous, la protection de l’environnement et l’inclusion sociale.