Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a été la vraie vedette du congrès de l’aile jeune du PTr à Pailles, et non le conférencier Robin Sharma. C’est ce que soutient Nita Deerpalsing, présidente de l’aile jeune du Parti travailliste, qui donnait une conférence de presse à Port-Louis hier.
Cet événement « historique pour le PTr », affirme Nita Deerpalsing, n’a pas été financé des fonds publics. Pour elle, c’est toute la jeunesse mauricienne, et non seulement les membres de l’aile jeune du PTr, qui a bénéficié de l’intervention du conférencier canadien. Le PTr, dit-elle, a ouvert la voie pour que les autres partis adoptent une nouvelle approche. L’intervention de Sharma a été « au-delà de nos espérances », dit-elle, et la jeunesse travailliste en est sortie « plus motivée que jamais ».
Répondant aux questions de la presse concernant la présence de Robin Sharma en tant qu’« appât pour attirer les jeunes », Nita Deerpalsing a soutenu que c’est la présence de Navin Ramgoolam qui a été le vrai élément fédérateur. La présence de Robin Sharma, dit-elle, cadrait cependant avec le programme conçu pour l’aile jeune du parti, « qui ne cesse d’enchaîner des activités depuis le début de l’année ». D’où la présence, soutient-elle, d’une foule « beaucoup plus nombreuse que celle attendue ».
Interrogée sur le coût de cette conférence, la présidente de l’aile jeune a répondu dans un premier temps « kan ou pou demann MMM komie kass line servi pou fer so Congre, lerla mwa va dir ou komie kass nounn servi ». Devant l’insistance de certains journalistes, elle devait soutenir que « l’argent public n’a pas été utilisé pour l’organisation du congrès ». Robin Sharma, dit-elle, a réclamé des fees professionnels.
S’agissant des attaques du PM contre la presse, Nita Deerpalsing les a attribuées à « la liberté d’expression ». « Nous avons tous notre opinion sur la manière dont certains sujets sont traités. Cela fait partie de la démocratie. Le Premier ministre n’a pas fustigé toute la presse mais a ciblé une partie des journalistes qui ne  pensent qu’à faire du sensationnalisme ».
Le PTr se penche maintenant sur l’éventualité d’organiser d’autres conférences d’une telle envergure avec la présence d’autres professionnels.