Le président de l’Association pour la protection de l’environnement et des consommateurs (APEC), Suttyhudeo Tengur, estime que le nouveau ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des consommateurs, Ashit Gungah, a du pain sur la planche « car il doit protéger les consommateurs des commerçants véreux et sans scrupule ».
Dans cette perspective, Suttyhudeo Tengur tient à mettre le nouveau ministre au courant de certains projets touchant directement à la protection des consommateurs, mais qui ont été mis au placard, selon lui, par certains fonctionnaires. « L’une des priorités demeure le Consumer Protection Bill, dont l’élaboration a pris un temps infini et dont il n’y a eu ni présentation en deuxième lecture, ni débats. Ce projet de loi dort quelque part dans les tiroirs de certains fonctionnaires », dit-il.
Selon lui, l’Observatoire des prix est un projet qui était en faveur des consommateurs, mais il « a été saboté par des fonctionnaires », ajoute-t-il. « Cet organisme a fait un excellent début en créant un environnement propice pour une concurrence saine au niveau des grandes surfaces commerciales au profit des consommateurs. Malheureusement, c’était mal connaître les “vested interest” de certains fonctionnaires. Quelques mois plus tard, l’Observatoire a été torpillé et il végète aujourd’hui dans l’oubli », affirme-t-il. Suttyhudeo Tengur demande au nouveau ministre de travailler aussi sur le riz basmati, car une « fausse version » circule sur le marché.
La sécurité des consommateurs par rapport à l’utilisation des appareils électroménagers et autres appareils électriques interpelle également le président de l’APEC. « Mais il devrait aussi interpeller M. Gungah »,  ajoute-t-il. «Après l’épisode des ventilateurs de la marque Pacific, on attend toujours les normes de sécurité concernant l’utilisation de ces appareils électroménagers. Puis il y a les jouets, surtout ceux venant de Chine, qu’il faut voir de près », fait-il ressortir. Suttyhudeo Tengur indique que le ministère a été sollicité, il y a quelques mois, pour vérifier que ces jeux soient conformes aux normes internationales. Mais, dit-il, « rien n’a été fait » !