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Les opérateurs dans le secteur des PME se sont principalement plaints du manque de main-d’œuvre dans le pays et ont déploré que le ministère de l’Entreprise et des Coopératives « ne protège que les “start-up” » et, ainsi, « néglige » les PME déjà établies.

« Ils étaient presque unanimes pour dire qu’ils font face à un problème de main-d’œuvre locale. Nous avons aussi eu quelques PME qui déplorent que mon ministère accorde plus d’attention à des PME “start-up” au détriment des PME déjà établies. Nous avons pris bonne note de toutes ces doléances. En général, la consultation s’est bien déroulée. Nous avons eu des représentants de divers secteurs, dont l’imprimerie, la bijouterie, l’artisanat et la restauration. Nous avons pris en considération toutes les suggestions », a déclaré Sunil Bholah à l’issue de la réunion consultative.

Raj Chinapen, opérateur du secteur des PME, a pour sa part déploré que des importateurs décrochent des contrats au détriment des fabricants locaux. Il a cité en exemple le contrat des chaussures pour la force policière.

« Je suis dans le métier depuis 52 ans et je dirige une entreprise depuis 35 ans. Mais nous ne recevons pas ces contrats. Ce sont des étrangers qui l’emportent sur nous », dit-il.

Swadicq Mosaheb, de la Manufacturer Jewellers Association, se dit pour sa part satisfait de la tenue de la consultation budgétaire et dit espérer que le Premier ministre prenne en considération leurs propositions.

« Dans le secteur manufacturier, le plus gros problème demeure le manque de main-d’œuvre. Les jeunes d’aujourd’hui ne s’intéressent guère à ce secteur, notamment dans la bijouterie ou l’imprimerie. Nous avons aussi déploré un manque de formation dans ce secteur », affirme Swadicq Mosaheb.

Ajay Jhurry, de l’Association of Tourists Operators, se dit également satisfait de la réunion consultative et soutient qu’il soumettra un mémorandum contenant toutes les propositions budgétaires au Premier ministre prochainement. Selon lui, les secteurs des PME et du tourisme sont toujours « à la merci des gros secteurs ».

Il poursuit : « Il est grand temps d’avoir une indépendance économique pour les PME. Nous espérons que le prochain budget viendra réduire l’écart entre les entreprises microéconomiques et macroéconomiques. Un budget est très important pour moi, pas seulement au niveau des mesures fiscales, mais aussi des mesures politiques. Le secteur du tourisme n’a pas été favorable cette année et nous espérons avoir des attentions particulières à travers le Budget ainsi qu’à travers SME Mauritius. »